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Dans les vestiaires du cinéma: Marylin Monroe dans "Sept ans de réflexion"

Sept ans de réflexion

Sept ans de réflexion - 20th Century Fox

Retour sur des tenues estivales emblématiques du 7e art. Aujourd'hui, celle de Marilyn Monroe dans Sept ans de réflexion.

New York, une chaude journée d'été 1954. Une jeune femme aux boucles peroxydées, incarnée par Marilyn Monroe, cherche un brin d'air dans une Grosse Pomme suffocante. Alors qu'elle s'avance, à l'angle de Lexington Avenue et de la 52ème, sur une bouche d'aération en plein passage d'un métro, voilà qu'un souffle soulève sa robe de cocktail et dévoile ses jambes.

"Isn't it delicious?" ("N'est-ce pas délicieux?")", lance-t-elle façon Betty Boop, à un Tom Ewell médusé.

La "subway dress"

Cette scène, issue du film Sept ans de réflexion de Billy Wilder, est à ce jour l'une des plus cultes du cinéma. Et la fameuse robe blanche portée par l'icône, est définitivement l'un des costumes les plus célèbres du 7e art. Systématiquemet associée à l'image de Marilyn dont elle a contribué à la légende, on l'appelle la "subway dress". Elle s'est revendue à 4.6 millions de dollars lors d'une vente aux enchères en 2011, et a même inspiré une poupée Barbie.

Barbie dans la peau de Marilyn
Barbie dans la peau de Marilyn © Mattel

Cette fameuse robe a été conçue par William "Billy" Travilla, célèbre costumier qui a oeuvré à Hollywood pendant quatre décennies. Comme le raconte The Guardian, le créateur "ne pensait pas grand chose" de cette pièce qui fût pourtant sa plus populaire, et qu'il surnommait "cette petite robe idiote".

Une robe "cool et propre" dans un New York "très sale"

Cette "petite robe idiote", il l'avait fabriquée à partir de crêpe de rayonne-acétate: un tissu synthétique assez lourd pour bouger élégamment au rythme des pas chaloupés de Marilyn, mais assez léger pour se soulever sous la force du courant d'air.

Taillée en biais, avec un col en licou, des plis en accordéon et une ceinture mince s'enroulant joliment autour de la taille, la robe avait été pensée avec une coupe "cool et propre", offrant un contraste saisissant avec New York, "une ville sale, très sale", comme l’a décrit Travilla.

Le costumier, devenu ami avec Marylin, a imaginé les costumes de huit de ses films, dont Comment épouser un millionnaire et Les hommes préfèrent les blondes.

Nawal Bonnefoy
https://twitter.com/nawalbonnefoy Nawal Bonnefoy Journaliste people, culture et mode BFMTV