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Comment Sonia Rykiel a révolutionné le monde de la mode

Sonia Rykiel, le 2 octobre 2012

Sonia Rykiel, le 2 octobre 2012 - Jacques Demarthon - AFP

La célèbre créatrice, décédée ce jeudi 25 août à l'âge de 86 ans et arrivée dans le monde de la mode un peu par hasard dans les années 1960, a largement contribué à l'évolution du milieu.

La couturière Sonia Rykiel morte à l'âge de 86 ans, dans la nuit de mercredi à jeudi, a largement marqué le monde de la mode avec sa griffe. Couleurs, rayures et "démode" ont notamment fait sa renommée dans le monde entier.

> Les pulls rayés

Qui dit Sonia Rykiel pense inévitablement aux rayures. La couturière a rapidement été "fascinée" par cet imprimé, au point d’en faire son image de marque.

"Je les trouve admirables, on en voit dans les églises, les temples. Sur un vêtement, elles suivent les mouvements de la femme", confiait-elle au Monde en 2013.

En décembre 1963, le magazine Elle met à la une Françoise Hardy, vêtue d'un petit pull Rykiel rayé. Le succès est alors immédiat pour la créatrice, qui voit ses pulls devenir tendance. 

> L’inventrice de la "démode"

Sonia Rykiel invente "la démode" dans les années 1970, invitant chaque femme à refuser les diktats de la mode pour créer sa propre garde-robe, adaptée à son corps et à sa personnalité.

"Le pantalon, c’est la possibilité de l’égalité entre les femmes qui ont de belles jambes et celles qui n'en ont pas", avait-elle pour habitude de dire. 

> La mode pour tous

Au-delà d’avoir contribué au changement de l’image de la femme, Sonia Rykiel fut également le premier créateur à vouloir habiller monsieur et madame Tout-Le-Monde. Dès 1977, elle dessine des modèles pour Les 3 Suisses et réitère en 2009 avec l’enseigne H&M. Deux collections alors sont lancées: l'une pour la lingerie et l'autre pour la maille. Aujourd’hui, le géant Asos propose ses créations sur son site d’achat en ligne.

> La littérature au service de ses créations

Parallèlement à la mode, cette séductrice qui aime mentir, cette hédoniste qui apprécie le chocolat, le vin et les cigares, se consacre à l'écriture. Elle s’essaye alors aux motifs ainsi qu’aux mots en strass brillants sur ses vêtements qui se portaient alors comme des étendards.

"Si j'étais écrivain, je dirais que je défendais une philosophie, une nouvelle manière d'être pour les femmes, plus libre, plus active, plus séduisante aussi... C'était l'esprit du Saint-Germain-des-Prés des années 1970", expliquait-elle au Monde.

R.I