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Mathieu Kassovitz dénonce les violences contre des policiers à Champigny

Mathieu Kassovitz

Mathieu Kassovitz - AFP

Le réalisateur a dénoncé les violences à l'encontre de deux policiers, dimanche soir à Champigny-sur-Marne.

Mathieu Kassovitz est un homme de plein de contradictions. Après avoir traité les policiers de "bons à rien" et de "bâtards", fin décembre, le réalisateur de La Haine a fermement condamné les violences à l'encontre de deux policiers, à Champigny-sur-Marne, dans la nuit de la Saint-Sylvestre.

"Frapper un policier est un crime odieux. Les hommes et les femmes derrière l'uniforme méritent le respect que nous attendons d'eux", a-t-il posté sur Twitter. "Ces images de Champigny sont horrible. Je n'ai pas d'insulte assez forte pour condamner ces fdp. Frapper une femme à terre dépasse toutes les lâchetés. Tous mes souhaits à la policière blessée".

Deux policiers ont été blessés dans la nuit de dimanche à lundi, à proximité d'un hangar dans lequel se déroulait une soirée privée d'environ 200 personnes pour le Nouvel An. La police a été appelée alors que "300 à 400 personnes" voulaient pénétrer dans l'enceinte "qui n'était pas dimensionnée pour (les) accueillir".

Alors que la salle était évacuée, un groupe d'individus s'en est pris aux policiers. Une vidéo particulièrement choquante montre ainsi la policière à terre, frappée par plusieurs personnes.

Peu avant Noël, Mathieu Kassovitz avait moqué sur Twitter une opération des forces de l'ordre de la Loire-Atlantique, qui s'étaient félicitées sur les réseaux sociaux d'une "prise" de sept grammes de résine de cannabis dans la chambre d'un patient de l'hôpital Saint-Jacques, à Rezé, ayant mobilisé 24 policiers. "Vous êtes une belle bande de bon à rien Police nationale", avait-il tweeté.

Plusieurs syndicats de police en avaient alors appelé au ministre de l'Intérieur, lui réclamant une "réaction de nos plus hautes autorités pour insulte à agent de la force publique".

"Évidement je m’excuse pour les insultes mais sans être excessif les choses ne bougent pas", avait ensuite tweeté le réalisateur, le 29 décembre. "Nous avons un problème de relation avec la police dans ce pays et sur les légalisations des drogues".

Magali Rangin