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Kev Adams raconte le traumatisme d'enfance qui le poursuit encore aujourd'hui

Kev Adams sur scène à Nyon en 2015

Kev Adams sur scène à Nyon en 2015 - Jean-Pierre Muller - AFP

Victime de harcèlement scolaire et de moqueries sur son poids, Kev Adams raconte comme il souffre de ce traumatisme d'enfance.

Kev Adams célèbre cette année la première décennie de sa carrière avec un nouveau spectacle, Sois dix ans. Invité hier de l'émission Ça ne sortira pas d’ici, présentée sur France 2 par Michel Cymes, l'humoriste et acteur s'est confié entre deux vannes sur le traumatisme d'enfance qui le poursuit encore aujourd'hui.

"Ce qui m’a le plus fait souffrir, c’est les boutons et le poids", commence-t-il. "L’appareil dentaire je m’en foutais un peu mais le poids… Je me rappellerai toute ma vie de ce jour où j’étais dans le vestiaire après le sport et qu’on m’a dit 'Hey alors le petit gros, il veut des sandwichs, il veut des gâteaux ?!' Ce jour-là, ça m’a fait mal. Je suis rentré à la maison vraiment pas bien et ça m’a atteint pendant plusieurs jours."

"Tu ne respires pas bien parce que tu rentres ton ventre tout le temps"

Des années plus tard, Kev Adams souffre toujours: "Pour être très honnête avec vous, depuis ce jour, je rentre le ventre." Il a beau faire du sport et se sentir mieux dans sa peau, il n'a "jamais arrêté de rentrer le ventre": "Encore aujourd’hui, là à l’heure où je vous parle, je rentre le ventre… Pour mieux vous plaire Michel", blague-t-il.

Cette souffrance intime a eu une conséquence directe sur sa santé: "C’est un traumatisme qui est resté. J’ai commencé à faire de l’asthme autour de 22, 23 ans et justement mon médecin m’a dit 'Tu ne respires pas bien parce que tu rentres ton ventre tout le temps'", indique l'acteur des Profs qui a fermement dénoncé sur France 2 le harcèlement scolaire:

"On ne se rend pas compte parfois à quel point les mots peuvent être puissants, à quel point un 'Hey sale gros' peut être beaucoup plus violent qu’une tarte dans la gueule."

Jérôme Lachasse