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Johnny Depp attaqué en justice par deux ex-gardes du corps

Johnny Depp en février 2016 à Santa Barbara

Johnny Depp en février 2016 à Santa Barbara - Mark Davis - Getty Images for Santa Barbara International Film Festival - AFP

Deux anciens gardes du corps de l'acteur le poursuivent en justice pour des salaires non versés et des conditions de travail "toxiques et dangereuses".

Deux anciens gardes du corps de Johnny Depp ont porté plainte contre l'acteur pour salaires non versés et des conditions de travail "toxiques et dangereuses", selon TMZ.

Eugene Arreola et Miguel Sanchez, c'est leur nom, assurent que leur travail dépassait largement le cadre de la sécurité rapprochée, comme c'était censé être le cas.

Baby-sitting, drogue et alcool

Les deux hommes affirment ainsi avoir été contraints de conduire des véhicules avec de l'alcool et de la drogue à bord, de faire du baby-sitting avec les deux enfants de Johnny Depp, Lily-Rose et Jack (et de répondre à leurs moindres caprices) et d'avoir dû défendre l'acteur non pas contre des agressions extérieures, mais contre lui-même.

Ils rapportent par exemple une anecdote dans une boîte de nuit. Les deux gardes du corps ont ainsi dû "alerter l'acteur qu'il avait des substances illégales visibles sur son visage et sur lui, tout en tentant d'empêcher que d'autres personnes ne le remarquent".

Pas d'heures sup'

Pour souligner le caractère dangereux de leurs conditions de travail, les deux plaignants racontent une autre anecdote: le chef de la sécurité s'est tiré une balle dans la jambe "en jouant avec son arme dans une petite salle de contrôle".

Epuisés par ces conditions de travail, jugées "toxiques et dangereuses", ils ont choisi de quitter la maison.

Les deux gardes du corps ont assuré la sécurité de Johnny Depp de début 2016 à 2018. Une fonction qu'ils occupaient déjà auparavant, mais par l'intermédiaire d'une société de sécurité. Une fois qu'ils ont été employés directement par l'acteur, leur situation a changé. L'acteur était alors en plein divorce avec Amber Heard.

"Les plaignants se sont retrouvés dans des situations qui requièrent plus que ce qu'un garde du corps peut faire", est-il ainsi évoqué dans la plainte.

Ils ont également noté qu'il manquait sur leur feuille de paie à cette période, les heures supplémentaires et les jours de repos. Et qu'ils étaient considérés comme indépendants et non comme des salariés. Enfin ils affirment ne pas avoir été nourris, comme cela était prévu.

Cette plainte n'arrange pas les affaires de l'acteur, déjà en procès avec ses anciens managers et ses anciens avocats.

M. R.