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Helena Bonham Carter: "The Crown" a la "responsabilité morale" de préciser qu'il s'agit d'une fiction

Helena Bonham Carter en novembre 2019

Helena Bonham Carter en novembre 2019 - Chris Delmas - AFP

La comédienne britannique, qui joue la princesse Margaret, affirme que la série à succès de Netflix doit indiquer à ses spectateurs qu'il s'agit bien d'une fiction.

Helena Bonham Carter, qui incarne la princesse Margaret dans les saisons 3 et 4 de The Crown, affirme que la série à succès de Netflix a la "responsabilité morale" d'indiquer à ses spectateurs qu'il s'agit bien d'une fiction.

"C'est une dramatisation [de la réalité historique]", a déclaré l'actrice au Guardian. "Ce n'est pas un documentaire. Nous faisons de la fiction. Ce sont des types d'oeuvre complètement différents", explique-t-elle en saluant le travail "remarquable" du créateur de la série Peter Morgan, qui a reconnu de son côté avoir inventé certaines scènes pour les besoins de la fiction.

Cette déclaration intervient quelques heures après une interview du ministre britannique de la Culture Oliver Dowden, qui a estimé dans le Mail on Sunday que Netflix devait clairement indiquer que son programme consacré à la famille royale est une fiction, sans quoi le public risque de se méprendre.

Prendre la fiction pour la réalité

Oliver Dowden a annoncé qu'il va formellement demander à Netflix d'introduire un avertissement au début de chaque épisode pour expliquer que l'intrigue est romancée. "C'est une magnifique oeuvre de fiction, mais comme d'autres productions TV, Netflix devrait être très clair dès le début que ce n'est que ça", a-t-il déclaré. "Sans cela, je crains qu'une génération de téléspectateurs qui n'ont pas connu ces événements prennent la fiction pour la réalité".

La quatrième saison de la série retrace notamment la rencontre et le mariage entre le prince Charles et Lady Di. L'héritier de la couronne y apparaît en époux froid et infidèle. La quatrième saison comporte déjà des avertissements au sujet des troubles du comportement alimentaire de Diana montrés dans la série.

Ce n'est pas la première fois que les libertés prises par la série sont critiquées. L'an dernier, au moment de la sortie de la troisième saison, l'ancien secrétaire de presse de la reine Elizabeth II Dickie Arbiter avait fulminé contre le fait que la série laisse entendre que la souveraine aurait noué une romance avec l'entraîneur de ses chevaux de course, Lord Porchester.

Jérôme Lachasse avec AFP