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Harcèlement sexuel: Julie Gayet songe à un Time's Up à la française 

Julie Gayet à Venise en août 2017

Julie Gayet à Venise en août 2017 - Tiziana Fabi - AFP

La comédienne et productrice a confié qu'elle réfléchissait, avec plusieurs réalisatrices, à lancer une version française de Time's Up. Cette collecte de fonds vient en aide aux victimes de harcèlement sexuel.

Le cinéma français bientôt engagé dans la lutte contre le harcèlement sexuel? Julie Gayet a annoncé mardi que plusieurs réalisatrices étudiaient la possibilité de lancer, en France, une collecte de fonds afin d'aider juridiquement les victimes de harcèlement sexuel. Un projet à l'image de Time's Up, qui vient d'être mis en place aux Etats-Unis par des centaines de professionnelles du 7e art.

"Time's up, qui offre la possibilité de prendre un avocat pour des femmes qui seraient victimes de harcèlement, dans toutes les couches sociales, j'ai trouvé ça formidable. Et pourquoi pas le faire en France? Il y a plusieurs réalisatrices qui sont venues me voir, qui y réfléchissent: est ce qu'on peut y arriver, est ce qu'il y a moyen de le faire?", a expliqué la comédienne et productrice sur CNews.

"Il y a des attitudes et des comportements qu'il faut changer"

Il s'agirait, selon le même modèle que Time's up, de "la capacité de lever des fonds pour pouvoir donner une aide juridique", a-t-elle ajouté. "Toutes les femmes ont été confrontées à des harceleurs (...), ça nous est toutes arrivé", a estimé l'actrice.

Par ailleurs, alors qu'on lui demandait s'il est nécessaire de dénoncer nommément les "Weinstein français", elle a répondu:

"Je ne sais pas s'il faut citer des noms, en réalité il faut dire qu'il y a des attitudes et des comportements qu'il faut changer".

Plus de 300 actrices ou femmes scénaristes, metteuses en scène et autres personnalités du cinéma américain ont lancé le 1er janvier Time's Up, un fonds destiné à permettre de lutter concrètement contre le harcèlement sexuel au travail, aussi bien à Hollywood que dans d'autres métiers moins glamour.

L'initiative, née après l'affaire Weinstein, a déjà reçu le soutien de nombreuses vedettes et récolté des millions de dollars. Le projet vise principalement ceux dont les emplois mal payés ne leur permettent pas de se défendre, travailleurs de l'agriculture, domestiques, concierges, ouvrières et serveuses.

N.B. avec AFP