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Diana: quand Clinton et Blair évoquaient sa mort au téléphone

La princesse Diana, en juin 1997, quelques mois avant sa mort.

La princesse Diana, en juin 1997, quelques mois avant sa mort. - Jamal A. Wilson - AFP

Les Etats-Unis viennent de déclassifier des conversations entre l'ex président Bill Clinton et son homologue britannique Tony Blair.  Ils y évoquaient en 1997 la mort tragique de la princesse Diana et leurs inquiétudes concernant ses enfants.

C'était il y a 19 ans. En août 1997, la princesse Diana trouvait la mort à Paris. Une nouvelle qui a traumatisé les fans de la princesse de Galles, mais aussi les dirigeants britannique et américain de l'époque, Tony Blair et Bill Clinton.

Dans des transcriptions de conversations de 1997 à 2000 - 500 pages de documents rendus publics à la demande de la BBC par la bibliothèque présidentielle de Bill Clinton - les deux chefs d'Etat évoquaient avec tristesse la mort de la princesse Diana

"Le prince William, un chouette gamin"

Nous sommes le 1er septembre 1997, le lendemain de l'accident mortel de la princesse de Galles, sous le pont de l'Alma à Paris. "C'est une triste, très triste affaire", dit Tony Blair. "C'est horrible, c'est vraiment horrible", lui répond Clinton. "Nous l'avions vue il y a à peine quelques semaines, lorsque nous l'avions invitée à déjeuner avec le prince William. C'est un chouette gamin", ajoute Blair. 

La conversation se poursuit, tous deux évoquent les deux jeunes princes William et Harry, âgés respectivement de 15 et 12 ans. "Je m'inquiète beaucoup pour ces enfants maintenant", lâche Bill Clinton. "Elle était un roc de stabilité dans le sens où elle les connectait au monde extérieur. L'aîné, William, lui ressemble beaucoup à ce niveau-là, il a les pieds sur terre, il fait des choses d'un jeune de son âge", assure le Premier ministre.

"Ils ont dû heurter un rebord"

"Le problème, poursuit-il, c'est la façon dont elle vivait, avec toute cette frénésie des médias. C'est difficile de réaliser à quel point ils faisaient intrusion dans tous les aspects de sa vie. La dernière fois que je lui ai parlé, elle m'a dit que s'il n'y avait pas les garçons, elle laisserait tout tomber". Et "Elle va personnellement me manquer. c'est comme une étoile qui s'éteint ", confie encore Tony Blair à son homologue américain dont il était proche comme en témoignent les conversations déclassifiées. 

Les dirigeants évoquent ensuite l'accident. Blair narre à Clinton les circonstances du drame: la voiture poursuivie par les paparazzis, le chauffeur ivre. Le Premier ministre est sceptique sur la vitesse de la voiture (160 km/h). "Ils ne seraient pas allés à une telle vitesse dans ces tunnels. Ils ont dû heurter un rebord, faire un demi-tour et s'écraser contre un mur". 

Magali Rangin