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Depardieu critique Cannes, les Oscars et Hollande

Gérard Depardieu, le 19 février 2016

Gérard Depardieu, le 19 février 2016 - Tobias Schwarz - AFP

L'acteur français, connu pour son franc-parler, s'est attaqué au Festival de Cannes, aux Oscars ainsi qu'au président de la République.

Gérard Depardieu a critiqué pêle-mêle le festival de Cannes, les Oscars et le président français François Hollande, clamant une nouvelle fois son "admiration pour (le chef de l'Etat russe) Vladimir Poutine" lors d'une conférence de presse vendredi à la Berlinale.

"C'est vrai qu'à Berlin il y a un grand festival, comme à Toronto, comme à Sundance. J'en dirai pas autant de Cannes", a lancé l'acteur de 67 ans, venu présenter la comédie Saint-Amour réalisée par Gustave Kervern et Benoît Delépine.

"Avant il y avait la momie Gilles Jacob"

Pour le monstre sacré du cinéma français, célèbre pour son jeu instinctif, ses excès et son franc-parler, "avant il y avait la momie Gilles Jacob", patron du festival de Cannes de 2001 à 2014 après en avoir été le délégué général depuis 1977. "Maintenant c'est Pierre Lescure et Thierry Frémaux. Donc c'est pas pareil. C'est pas pareil, et le cinéma non plus. Merci. A bon entendeur, salut !", a poursuivi le comédien, en référence aux actuels dirigeants du festival de Cannes.

Avouant trouver "de plus en plus anecdotiques et fausses" les "histoires qu'on raconte au cinéma", Gérard Depardieu a aussi raillé les Oscars et l'un de ses favoris, The Revenant d'Alejandro Gonzalez Inarritu, moquant son tournage réputé épique - avec "les caravanes, la chaleur et tout ça".

Le cinéma "un confort fabuleux"

"On leur dit: 'Allez-vous mettre de la merde'. Je suis sûr que la merde est parfumée (...) C'est un confort fabuleux, le cinéma", a poursuivi l'acteur, assurant préférer "les choses pas confortables". "On ne va pas déranger les Oscars, ils sont peinards avec nous. On est beaucoup trop sales pour eux", a-t-il ajouté.

Connu pour sa sympathie pour le président russe, Gérard Depardieu a réaffirmé son "admiration" pour Vladimir Poutine, "pour ce qu'il fait, et pour la population russe", "n'en déplaise à certains intellectuels français, y compris (ses) amis qui (lui) font des reproches".

R.I avec AFP