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Coronavirus: Camille Lellouche dénonce avec humour le manque d'aides pour les artistes

Camille Lellouche

Camille Lellouche - Valery Hache - AFP

L'humoriste, qui espère remonter sur scène pour filmer son one-woman-show, dénonce le manque d'aides pour les artistes depuis la fermeture des salles de spectacle.

La gronde des artistes se poursuit. Après Jérémy Ferrari et Matt Pokora, c'est au tour de Camille Lellouche de monter au créneau. Comme eux, elle dénonce le manque d'actions du gouvernement pour aider les artistes qui ne travaillent plus depuis la fermeture des salles de spectacle, dernier lieu public avec les boîtes de nuit à n'avoir pas rouvert depuis le confinement.

"Je voulais savoir où en était le gouvernement rapport à la rentrée des artistes, et notamment ceux qui montent sur scène... Parce que ça fait sept mois que je ne travaille pas... Alors, bronzer, c'était rigolo. Danser aussi. Mais rapport à la reprise, on va attendre combien de temps encore?", dit avec humour l'actrice sur son compte Instagram.

Elle ajoute: "J’ai une captation à faire. Il me restait quatre dates. Donc je vais devoir rouvrir des dates parce que sept mois sans jouer, je crois que je ne me souviens plus du tout de mon spectacle! Donc ça c’est génial. C’est pas comme si je l’avais joué 300 fois en plus." Un message aimé par plusieurs artistes comme Gilles Lellouche, Clara Luciani ou encore Vitaa.

Un assouplissement des règles de distanciation sociale?

L'humoriste Jérémy Ferrari a lui aussi dénoncé il y a une dizaine de jours dans une lettre ouverte publiée dans Le Parisien le manque des mesures des autorités pour aider les salles de spectacle. Il y demandait notamment un assouplissement des règles de distanciation sociale, comme dans les salles de cinéma ou les bars:

"Alors que dans un théâtre, comme dans un train, comme dans une boutique, le port du masque est facile à mettre en place et l'utilisation de gel facile à imposer, alors que dans un théâtre, comme dans un train, les gens sont disciplinés là où ils le sont beaucoup moins, dans les bars, les parcs et les plages, vous avez tout de même montré la volonté farouche de fermer les théâtres en premier et de les rouvrir en dernier", déplore l'humoriste, avant d'ajouter: "L'ensemble du monde du spectacle est en train d'attendre, dans la peur et en croisant les doigts, que vous réagissiez."

La ministre de la Culture Roselyne Bachelot avait répondu sur BFMTV à l'humoriste, estimant que l'argument de Jérémy Ferrari était "tout à fait recevable", mais qu'il y avait "toutefois des difficultés": "Le monde du cinéma tient au fait de pouvoir retirer son masque pendant les séances pour une raison très simple: la confiserie représente une source de revenus importante", a-t-elle expliqué.

"Ce que je veux, c'est que, d'abord, on s'entende dans le monde du spectacle", avait-elle plaidé. "Peut-être faudra-t-il deux législations différentes. Il faut y travailler. Mais, aussi, il faut s'assurer que le port du masque reste fiable."

https://twitter.com/J_Lachasse Jérôme Lachasse Journaliste BFMTV