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Une intime conviction: l'amant de Suzanne Viguier demande le retrait du film

Marina Foïs et Olivier Gourmet dans "Une intime conviction"

Marina Foïs et Olivier Gourmet dans "Une intime conviction" - Séverine Brigeot

Olivier Durandet, l'amant de Suzanne Viguier, disparue en 2000 et dont l'affaire inspire Une intime conviction, estime que le film porte atteinte à la présomption d'innocence.

Olivier Durandet, amant de Suzanne Viguier, disparue en 2000 et dont l'affaire a inspiré Une intime conviction réclame l'interdiction du film. En salles depuis le 6 février, le long-métrage d'Antoine Raimbault serait "attentatoire à sa vie privée". Son avocat a lancé une assignation en référé. Le texte a été consulté par L'Express, qui révèle l'information:

"Le préjudice pour Monsieur Olivier Durandet est évident puisque (...) il l'expose sous un jour défavorable", estime son conseil Me Emmanuel Tricoire. "Sur 250 heures d'interceptions téléphoniques, il n'est retenu que moins de 10 minutes ce qui démontre l'existence d'un montage qui amène à une présentation très partielle et donc nécessairement partiale."

Retour sur son rôle dans l'affaire

Une intime conviction met en scène le véritable procès de l'affaire Suzanne Viguier, disparue en février 2000 à Toulouse. Son mari a été jugé puis acquitté à deux reprises aux assises. Ni la disparue ni le potentiel coupable n'ont été retrouvés. Le film, qui conserve les vrais noms des protagonistes du procès, met plusieurs fois en doute l'innocence de l'amant.

"Le film est construit pour démontrer sa culpabilité"

Outre le choix de ne retranscrire que dix minutes des 250 (vraies) heures d'écoutes téléphoniques retranscrites par le film, le personnage de Marina Foïs lance une contre-enquête autour de l'amant. 

"Mon client devient accusé et le film est construit pour démontrer sa culpabilité ce qui est inacceptable pour lui. Il y a clairement une atteinte à sa présomption d'innocence", a déclaré Me Emmanuel Tricoire au quotidien régional La Dépêche à l'occasion de la sortie du film. 

Les débats au sujet de l'assignation en référé se tiendront mardi prochain au sein de la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris. 

Benjamin Pierret