BFMTV
Cinéma

"Space Jam: Nouvelle ère": la suite du film culte des années 1990 sort enfin au cinéma

LeBron James dans Space Jam 2

LeBron James dans Space Jam 2 - EW

Le casting de Space Jam: Nouvelle ère, avec LeBron James dans le rôle du basketteur allié aux Looney Tunes, raconte pourquoi la suite du film culte des années 1990 est plus réussie que l'original.

Bugs Bunny et ses amis Sylvestre, Bip Bip, Coyote, Daffy Duck, Marvin le Martien et Lola Bunny sont de retour au cinéma pour la première fois depuis la sortie des Looney Tunes passent à l'action (2003). Ils reviennent par la grande porte, dans Space Jam: Nouvelle ère, suite du film culte sorti en 1996 qui sort ce mercredi 21 juillet.

Vingt-cinq ans après le succès du premier volet porté par Michael Jordan, c'est Lebron James qui prend sa succession. Un choix naturel tant personne aujourd'hui n'égale en puissance et en notoriété le charismatique joueur des Lakers.

Seul Joe Pytka, le réalisateur de l'original, a déploré ce choix, allant jusqu'à déclarer que cette suite était "vouée à l'échec". Le sportif se montre pourtant à la hauteur de son aîné, démontrant de réelles capacités d'acteur dans un film familial parfait pour la période estivale.

"J’ai beaucoup de respect pour lui. Il est arrivé sur le tournage en étant prêt à 110%. Il a apporté son esprit de champion - et ses compétences de chef. C’était impressionnant. Il avait parfaitement conscience de la pression qui reposait sur ses épaules. Il savait que tous les regards seraient braqués sur lui"; explique Sonequa Martin-Green, qui incarne l'épouse de LeBron James à l'écran. "On s’est beaucoup amusé grâce à lui sur le tournage. Il est très drôle. Il a un excellent timing comique."

Space Jam: Nouvelle ère présente une intrigue de départ similaire à celle du premier film, où Michael Jordan affrontait des extraterrestres au basket. LeBron James, qui joue son propre rôle, peine à rétablir les liens avec son fils, plus passionné par la programmation de jeux vidéo que par le sport. Kidnappé par un algorithme nommé AI-G Rhythm, LeBron James se retrouve contraint de remporter un match de basket face à des joueurs surpuissants contrôlés par... son fils.

Pas un nouveau Ready Player One

Ce dernier, incarné par le jeune acteur Cedric Joe, se souvient des conseils que lui a prodigués le champion: "C’était une sensation très étrange de jouer la comédie avec quelqu’un que j'admire depuis tout petit. Il est très impressionnant en vrai. Je me suis bien entendu avec lui. Il ne m’a pas appris personnellement des astuces de jeu, mais en pratiquant le basket à ses côtés, j'en ai appris des petites."

Pour les besoins de scénario, il a dû mettre une raclée au champion: "C’était amusant de battre LeBron! Peu de monde peut s’en vanter! Je suis très fier de faire partie des rares à l’avoir battu, même si c’est pour de faux!"

Parce qu'il puise allègrement dans le catalogue des productions Warner Bros. (Le Géant de Fer, King Kong, Ça), Space Jam: Nouvelle ère a été comparé à Ready Player One, le film de Steven Spielberg qui se déroule dans un univers virtuel qui rend hommage à la culture populaire des quarante dernières années.

"Ils ont parfaitement modernisé l’original"

La comparaison fait tiquer Malcolm D. Lee, réalisateur de Space Jam: Nouvelle ère: "Je ne sais pas si je le présenterais comme ça", répond Malcolm D. Lee. "On voulait que cette partie du film soit remplie de personnages qui attirent l’œil. C'est un gros spectacle pour la famille! On veut que les gens retrouvent goût à l’expérience de la salle de cinéma."

Très attendu au tournant, Space Jam: Nouvelle ère est à la hauteur de l'attente. Et le casting a poussé un cri de soulagement en découvrant le produit final: "Il est très différent du premier film. Tout le monde appelle ce film Space Jam 2. Mais ce n’est pas la suite!", glisse Gabriel Iglesias, voix originale de Speedy Gonzalez.

"C’est un nouveau film", insiste-t-il. "Il n'y a rien à avoir avec le premier. Les seuls éléments en commun, ce sont les Looney Tunes et une star du basket. L’histoire n’a rien à avoir. Les gens qui ont vu le premier vont être très surpris." Et Sonequa Martin-Green de conclure: "Je suis très fière d'avoir fait ce film, car il est meilleur que l’original. Ils ont parfaitement modernisé l’original. C’est parfait pour le public de 2021."

https://twitter.com/J_Lachasse Jérôme Lachasse Journaliste BFMTV