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Roger Hanin, acteur populaire: retour sur sa carrière en 5 films 

Roger Hanin et Richard Berry dans "Le grand pardon", d'Alexandre Arcady, en 1981.

Roger Hanin et Richard Berry dans "Le grand pardon", d'Alexandre Arcady, en 1981. - Partner's Production

Parrain de mafia juif-pied noir, espion ou collabo, Roger Hanin a joué dans une centaine de films. Retour sur les cinq qui ont le plus marqué sa carrière.

Si l'envahissant commissaire Navarro éclipse aujourd'hui un peu la carrière de Roger Hanin, l'acteur a tourné au cinéma pour de grands réalisateurs, comme Luchino Visconti, Jules Dassin, Jean-Luc Godard, dans des seconds rôles et incarné des grands héros populaires.

Pour Alexandre Arcady, qui l'a dirigé dans plusieurs films: "Roger Hanin était de la même trempe que Gabin et Belmondo, de cette trempe populaire avec une vraie identification: il était devenu dans les familles le copain, le frère, le père..." 

Roger Hanin lui-même avait dirigé des films, comme Le protecteur, La Rumba, ou Train d'enfer ou Soleil.

Retour sur sa carrière en cinq films.

> A bout de souffle

Dans A bout de souffle, de Jean-Luc Godard, en 1960, Roger Hanin interprète un second rôle aux côtés du couple mythique Jean-Paul Belmondo-Jean Seberg, celui d'un propriétaire de nightclub à Montmartre. La même année, il a également un petit rôle dans Rocco et ses frères, de Luchino Visconti.

Roger Hanin, Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo dans "A bout de souffle" de Jean-Luc Godard.
Roger Hanin, Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo dans "A bout de souffle" de Jean-Luc Godard. © Carlotta Films

> Le Tigre aime la chair fraîche

En 1964, il est le héros d'un film d'espionnage pour Claude Chabrol. Roger Hanin y incarne "le Tigre", un agent secret chargé de protéger la femme et la fille d'un ministre turc. D'autres "Tigres" suivront en 1965 et 1967: Le Tigre se parfume à la dynamite et Le Tigre sort sans sa mère. Il incarnera un autre espion dans Le gorille a mordu l'archevêque et La valse du Gorille. Un rôle repris par Lino Ventura dans Le Gorille vous salue bien.

> Le Coup de sirocco

En 1978, Alexandre Arcady lui propose de jouer un pied-noir qui, après les événements en Algérie, revient en France. C'est là un véritable tournant dans sa carrière. Avec Le Coup de sirocco, Roger Hanin devient l'ambassadeur de ces rapatriés, tout comme Marthe Villalonga, qui incarne son épouse. "Il était resté profondément ce pied-noir haut en couleur, représentant de cette culture qui lui était si chère", se souvient Richard Berry, qui a joué son fils dans Le grand pardon et Le grand pardon II.

> Le grand pardon

En 1982, toujours sous la houlette d'Alexandre Arcady, Roger Hanin tourne peu après un autre de ses grands succès, Le grand pardon, devenu un classique du cinéma français. Il y incarne Raymond Bettoun, un parrain juif pied-noir entouré de son clan. On y croise Richard Berry, Bernard Giraudeau, Jean Benguigui, ou encore Gérard Darmon. Dix ans plus tard sort Le grand pardon II, où l'on retrouve le personnage de Raymond Bettoun.

> Au bon beurre

Dans le téléfilm d'Edouard Molinaro en 1981, Roger Hanin forme avec Andréa Ferrol un couple de crémiers pétainistes qui se livre au marché noir sous l'Occupation. Roger Hanin a tourné de nombreux téléfilms dont Les grandes familles, également pour Edouard Molinaro, ou La trilogie marseillaise, de Nicolas Ribowski, et La femme du boulanger en 2000.

Magali Rangin avec AFP