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Paris je t'aime: les producteurs veulent tourner une version marseillaise

Paris Je t'aime

Paris Je t'aime - Capture d'écran

Sur le même principe que Paris je t'aime, sorti en 2006, les producteurs préparent un nouvel opus à Marseille. L'un de leur objectif est de redorer l'image de la deuxième ville de France.

Les producteurs de Paris je t'aime, ensemble de courts métrages avec la capitale pour cadre, qui avait rencontré un large succès public il y a près de 10 ans, préparent un nouvel opus à Marseille, espérant réunir à nouveau une distribution prestigieuse.

Marseille je t'aime devrait être tourné dans la deuxième ville de France et ses environs courant 2017, a déclaré l'un des co-producteurs, Gilles Caussade. Sur le même principe que Paris je t'aime, qui en 2006 avait connu un large succès en France puis à l'étranger (1,9 million de spectateurs), et New York I love You, il s'agira de faire raconter "dix histoires d'amour par dix réalisateurs internationaux", a-t-il précisé.

Martin Scorsese lié au projet? 

Si en 2006 Bruno Podalydès, les Américains Gus Van Sant, Joel et Ethan Coen et Wes Craven, ainsi que le Brésilien Walter Salles étaient au générique, cette fois, les producteurs déclarent avoir reçu l'accord de l'Afghan Atiq Rahimi, de la Tunisienne Raja Amari ou du Mauritanien Abderrahmane Sissako. Le réalisateur de Timbuktu "a accepté de réaliser les transitions" entre les courts métrages qui composent le film, a expliqué Gilles Caussade.

Parmi les autres grands noms que les producteurs espèrent rallier au projet, l'Américain Martin Scorsese, le Franco-algérien Rachid Bouchareb, l'Allemand d'origine turque Fatih Akin, et bien sûr le Marseillais Robert Guédiguian.

"Nous voulons contribuer à ce que son image devienne plus positive"

"Marseille est une ville extrêmement intéressante par sa diversité et nous voulons contribuer à ce que son image devienne plus positive", a confié Gilles Caussade. Marseille je t'aime s'inscrit dans le cadre d'un projet mondial, Cities of Love, lancé par ce dernier et son partenaire de production Emmanuel Benbihy pour tourner ce type de films dans de grandes métropoles.

Au-delà du film, les producteurs veulent fédérer une série de projets "environnementaux, sociaux et de cinéma" avec l'aide des habitants des villes dans lesquelles ils tournent, appelés à participer, notamment grâce à Internet. A Marseille, les concepteurs du projet ambitionnent de créer une école de musique de films.

Outre Paris, New York et Rio, des déclinaisons de Cities of Love sont en préparation à Londres, Berlin, New Delhi et Shanghaï.

Romain IRIARTE avec AFP