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Kirk Douglas a 100 ans: les films qui ont forgé la légende

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Kirk Douglas fête ce vendredi ses 100 ans. Retour sur les plus grands films de l'acteur à la célèbre fossette.

Il a prévu une petite sauterie avec 200 personnes. Kirk Douglas, l'un des derniers géants de l'âge d'or d'Hollywood, fête ses 100 ans ce vendredi. Celui qui est né Issur Danielovitch Demsky, le 9 décembre 1916 à New York, dans une famille d'immigrants juifs russes a marqué l'histoire du cinéma américain.

Du gladiateur Spartacus au génie torturé de Vincent van Gogh, voici les grands films qui ont contribué à bâtir la légende.

Le Champion (1949)

Douglas a décroché sa première nomination comme meilleur acteur aux Oscars pour son incarnation de Midge Kelly, un boxeur séducteur qui lutte avec ses démons tout en se hissant au sommet de son sport.

Tourné en 23 jours pour 600.000 dollars, le film fut une poule aux oeufs d'or pour son réalisateur Mark Robson, qui a réutilisé une version remontée des séances d'entraînement de Kirk Douglas près de vingt ans plus tard pour La Vallée des poupées.

Kirk Douglas dans "Le Champion"
Kirk Douglas dans "Le Champion" © -

Les ensorcelés (1952)

Face à la légendaire femme fatale Lana Turner, "Les ensorcelés", de Vincente Minnelli, met en scène l'acteur à la célèbre fossette dans le rôle d'un producteur de films ambitieux et sans pitié, Jonathan Shields, qui utilise ses amis et collègues pour faire avancer sa carrière.

Kirk Douglas manqua à nouveau la statuette dorée après une deuxième nomination aux Oscars, mais son autre partenaire féminine à l'écran Gloria Grahame a signé le record de la plus courte performance pour remporter l'Oscar du meilleur second rôle, avec seulement 9 minutes et 32 secondes à l'écran.

20.000 Lieues sous les mers (1954)

Adapté du chef-d'oeuvre de Jules Verne, le premier film de science-fiction tourné en Cinemascope a vu Kirk Douglas entrer dans la peau du chasseur de baleines Ned Land face à James Mason en capitaine Nemo.

Dans son autobiographie, Douglas se remémore comment, pour entretenir sa réputation d'homme à femmes, il a demandé à Disney d'ajouter une scène où il se promène avec une jolie femme à chaque bras avant de se lancer dans une bagarre avec un marin.

La vie passionnée de Vincent Van Gogh (1956)

La troisième nomination de Kirk Douglas aux Oscars est venue d'un autre film de Vincente Minnelli, une biographie du peintre Vincent van Gogh, personnalité très tourmentée qui sombre dans la maladie mentale et connaît une série de relations malheureuses.

Selon la légende, l'un des fils de Kirk, l'acteur Michael Douglas, alors enfant, aurait couru en hurlant dans une salle de cinéma en voyant la scène où Van Gogh se coupe une oreille, pensant que son père s'était réellement mutilé.

Le critique de films Emmanuel Levy décrit ce film comme "l'un des meilleurs de Minnelli, un portrait éblouissant de Van Gogh, splendidement interprété".

Les sentiers de la gloire (1957)

Lorsque Stanley Kubrick a présenté à Kirk Douglas le scénario des Sentiers de la Gloire, il l'a tout de suite adoré et lui a dit "Stanley, je ne crois pas que ce film rapporte un sous, mais nous devons le faire".

Le film, que Kirk Douglas a produit, n'a en effet pas très bien fonctionné au box office. Mais c'est devenu un grand film antimilitariste, et un classique. Il évoque avec beaucoup de sensibilité le sort des soldats "fusillés pour l'exemple", pendant la Première Guerre mondiale, pour avoir abandonné leur position ou refusé de se battre.

Le film n'a été projeté en France qu'en 1975, soit dix-huit ans après sa sortie.

Spartacus (1960)

Probablement le rôle de Kirk Douglas le plus connu, ce portrait d'un esclave rebelle devenu gladiateur a consacré sa légende dans l'histoire du septième art.

A l'époque film aux plus grosses recettes qu'ait produit le studio Universal, l'épopée titanesque réalisée par Stanley Kubrick a aussi contribué à porter un coup fatal à la liste noire des Dix d'Hollywood, ces réalisateurs ou scénaristes soupçonnés d'être communistes.

Kirk Douglas, également producteur du film, avait confié l'écriture du scénario à Dalton Trumbo, qui figurait sur la liste noire, et avait convaincu le président élu démocrate John F. Kennedy d'assister à une projection du film.

Magali Rangin avec AFP