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Ce festival propose de découvrir en ligne et gratuitement les meilleurs courts métrages du moment

Un film présenté au Très Court International Film Festival

Un film présenté au Très Court International Film Festival - Très Court International Film Festival

Organisé du 5 au 14 juin, le Très Court International Film Festival propose un voyage gratuit et ludique dans le monde du court métrage.

En attendant que les salles de cinéma rouvrent leurs portes, se tient du 5 au 14 juin le Très Court International Film Festival. Cet événement incontournable dans le monde du court métrage propose de découvrir gratuitement et en ligne, pendant dix jours, des films étonnants de moins de quatre minutes. 

"C’est 124 films, mais c’est très court. En tout, je crois que c’est deux heures de projection, pas plus!", explique à BFMTV le réalisateur Jan Kounen, le président du jury de cette édition. "On trouve beaucoup de courts-métrages gratuits sur Internet. Ce qui est intéressant ici est la possibilité d’un choix, d’une sélection de deux heures des meilleurs films. Pour les spectateurs, c’est l’opportunité de se dire qu’ils vont voir une majorité de très bons films. C’est un voyage dans ce qui se fait aujourd’hui dans le monde du court métrage." 

Au programme: des films du monde entier, des "paroles de femmes", de la science fiction, de l'animation, de l'uchronie, du burlesque et de la sociologie. On notera aussi la présence d'une sélection de courts "trash et glam", dont certains titres annoncent un sacré programme: L'Attaque des Tampons Volants. Jan Kounen a plusieurs favoris, mais en tant que président du jury ne peut rien dire pour le moment. Six prix seront décernés à la fin du festival. Le public pourra voter en ligne à l'issue de chaque séance. 

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"Une histoire qui n’a pas besoin de plus de trois minutes pour nous toucher"

Le court-métrage est une étape importante dans la vie d'un cinéaste - et un espace de création absolue. "Un court métrage permet de donner un espace à une histoire qui n’a pas besoin de plus de trois minutes pour nous toucher", note Jan Kounen. C’est aussi de cette manière que beaucoup de carrières ont commencé. Kounen s'est lui-même fait connaître en faisant des publicités, des clips, et des courts, dont Vibroboy (1994), son plus célèbre. C'est une carte de visite avant d'investir d'autres sphères du cinéma: 

"Je considère le court métrage comme un genre en soi. Ce n’est pas simplement une école pour devenir réalisateur. Le cinéma demande d’être inscrit dans un système économique pour pouvoir en faire. Il n’y a rien pour le court-métrage à part quelques aides et subventions des régions et du CNC. Ce n’est pas en faisant du court métrage que l’on va pouvoir survivre ou gagner sa vie, donc ça devient quelque chose qui est nécessaire de faire et de la plus belle des manières. On a une vraie émergence artistique, parce que ce qui va porter les gens pour faire du court métrage, ce n’est rien d’autre que la volonté de faire exister une histoire." 

Malgré la liberté qu'il procure, le court métrage ne permettra pas au cinéma de sortir de la crise post-Covid-19, estime Jan Kounen. Le réalisateur, qui planche sur de nouveaux projets, sortira d'ailleurs le 30 septembre prochain son nouveau film, Mon Cousin, une comédie avec Vincent Lindon et François Damiens.

Jérôme Lachasse