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Ben-Hur, le remake raté des studios Paramount?

Le remake de "Ben-Hur" sort sur les écrans ce mercredi 7 septembre 2016

Le remake de "Ben-Hur" sort sur les écrans ce mercredi 7 septembre 2016 - Paramount Pictures - Metro-Goldwyn-Mayer Pictures Inc.

Hollywood revisite le péplum avec le remake de Ben-Hur, qui sort en salles ce mercredi. Peu épargné par les critiques aux Etats-Unis, le film porté par Jack Huston est en lice pour devenir un des flops majeurs de l'été.

Les nouvelles versions de classiques du cinéma se multiplient, avec un succès plutôt mitigé. Les studios Paramount ont tenté de relever le défi avec le plus gros des mastodontes hollywoodiens, le péplum Ben-Hur, qui sort en salles ce mercredi. Et à l'instar du remake estival de S.O.S Fantômes qui n'a pas séduit les foules, le prince de Judée conducteur de char de course n'a pas non plus attiré les spectateurs depuis sa sortie nord-américaine le 19 août.

Ce film au budget de 100 millions de dollars, version revisitée à coups d'effets spéciaux avec Jack Huston dans le rôle titre et Morgan Freeman en guest-star, n'a engrangé que 19,6 millions de dollars au box office nord-américain en deux semaines, tenant la corde pour devenir le flop de l'été. Il faut dire que les critiques aux Etats-Unis ont été peu engageantes pour cette quatrième adaptation sur grand écran du roman éponyme de l'Américain Lewis Wallace, réalisée par le Kazakh Timur Bekmambetov (Wanted: Choisis ton destin, Abraham Lincoln, chasseur de vampires). 

"Vaseux et lourdingue"

Le magazine Variety a qualifié le film de "vaseux et lourdingue", tandis que de nombreux médias l'ont surnommé "Les chariots embourbés" dans un jeu de mots avec le titre "Les chariots de feu". Le défi était pourtant de taille pour Paramount, qui a connu une succession de déconvenues, avec Zoolander 2, Ninja Turtles 2 et plus récemment "Star Trek: sans limites. Outre l'inconfort de refaire ce qui a déjà été fait, ce Ben-Hur 2016 devait aussi tenir la comparaison avec celui de William Wyler sorti en 1959, véritable phénomène dans l'histoire du cinéma.

Le film de William Wyler sur cette histoire de revanche fraternelle, de pardon chrétien et de courses de chars est l'un des plus grands classiques du cinéma, adapté lui-même d'un best-seller, dont la transposition au théâtre a rencontré un vif succès pendant 25 ans. Le légendaire Charlton Heston incarnait le prince juif devenu esclave Judah Ben-Hur. C'était, à l'époque, à nouveau le film le plus cher jamais produit, avec un budget d'un peu plus de 15 millions de dollars.

Des critiques françaises sans concession

Ce long métrage de plus de trois heures, connu pour ses séquences à très grand spectacle, a été un succès phénoménal dans les salles, où il a récolté 75 millions de dollars rien qu'en Amérique du Nord. Il a aussi remporté 11 Oscars, y compris ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur acteur. "Même les gens qui n'ont pas vu Ben-Hur savent que c'est le film avec cette fantastique course de chars", déclarait récemment l'acteur principal de la version 2016, le Britannique Jack Huston, petit-fils du réalisateur John Huston et neveu de l'actrice Anjelica Huston.

Mais au vu des premières critiques françaises, ce remake du film culte le sera sans doute beaucoup moins dans les mémoires. Next évoque un péplum "désespérément dénué d'âme et de raison d'être", Paris-Match le décrit comme le "péplum de la honte" et Télérama assure que "la laideur envahit tout", que "les comédiens sont quelconques, ou mal dirigés". 

F.M. avec AFP