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Baptiste Giabiconi évoque sa relation fusionnelle avec Karl Lagerfeld: "On s'aimait. Profondément"

Karl Lagerfeld et Baptiste Giabiconi en 2015

Karl Lagerfeld et Baptiste Giabiconi en 2015 - Gabriel Bouys - AFP

Le mannequin de 29 ans, qui prépare une série documentaire sur le célèbre couturier, salue la mémoire de son pygmalion.

Six mois après la mort de Karl Lagerfeld, Baptiste Giabiconi sort du silence. Le mannequin, qui prépare une série documentaire sur le célèbre couturier, a expliqué dans les colonnes de Têtu pourquoi il a attendu si longtemps avant d'évoquer dans la presse la mémoire de son pygmalion.

"J'ai refusé toutes les sollicitations des médias, car j'avais besoin de faire mon deuil, qui n'est toujours pas terminé d'ailleurs. Maintenant, il s'agit de continuer à le faire vivre et perdurer", a-t-il indiqué. Il poursuit, concernant la relation fusionnelle qui l'unissait à Lagerfeld:

"Karl était possessif, mais de manière bienveillante et protectrice. Pas comme une petite amie jalouse. Avant lui, personne n'avait jamais posé le regard sur moi", raconte le jeune homme de 29 ans. "On s'aimait. Profondément. D'un amour qui n'existe pas, qu'on s'est créé".

"Il ne parlait de la maladie ni de la mort"

Selon Baptiste Giabiconi, Karl Lagerfeld était pudique et se confiait rarement, voire jamais, sur son état de santé. "Par respect pour lui, même si de rares signes trahissaient son état de santé, je n'abordais pas le sujet et faisais comme si de rien était. Il ne parlait de la maladie ni de la mort, et encore moins de l'après".

Le mannequin confesse avoir cependant un regret: celui "de ne pas l'avoir pris une dernière fois dans mes bras pour le serrer fort et lui exprimer une nouvelle fois tout l'amour que j'ai pour lui". Il conclut en donnant quelques nouvelles de Choupette, sa chatte birmane adoptée par Karl Lagerfeld: 

"C’était un souhait de Karl que Choupette soit confiée à Françoise, l’une de ses gouvernantes. Elle s’occupait d’elle au quotidien, donc c’est ce qu’il y a de mieux pour Choupette, même si c’était mon chat au départ".
Jérôme Lachasse