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Stains: une fresque représente la député LFI Danièle Obono en Marianne

 Danièle Obono devant la fresque la représentant à Stains, samedi 26 septembre.

Danièle Obono devant la fresque la représentant à Stains, samedi 26 septembre. - Twitter - Danièle Obono

La ville de Stains a dévoilé, samedi, une fresque représentant la député LFI Danièle Obono coiffée d'un bonnet phrygien, quelques semaines après qu'elle a été victime d'un dessin la représentant en esclave dans le magazine Valeurs Actuelles.

"La République, c'est aussi nous." Cette phrase a été peinte en lettres rouges sur un mur de la place du Colonel-Fabien, à Stains (Seine-Saint-Denis), où une fresque représentant Danièle Obono en Marianne a été dévoilée samedi par le maire PCF Azzédine Taïbi.

La commune accueillait un rassemblement solidaire pour soutenir l'édile, victime ces derniers mois de menaces de mort et d'attaques racistes, rapporte Le Parisien. Une centaine de personnes étaient présentes, parmi lesquelles des personnalités politiques comme les députés Marie-George Buffet, Eric Coquerel, Clémentine Autin et Alexis Corbière.

"Cette fresque conçue par le Collectif'Art marque notre attachement à la République. Nous avons voulu fêter à notre manière les 228 ans de la République. La République, c'est nous, les quartiers populaires", a expliqué Azzédine Taïbi, à qui Danièle Obono a répondu qu'il est "l'exemple à suivre".

"J'ai mal à ma République"

Le magazine Valeurs Actuelles a publié, fin août, un dessin représentant la député LFI de la 17e circonscription de Paris en esclave pour illustrer un récit-fiction dans lequel elle devient une esclave au XVIIIe siècle.

"J'ai mal à ma République, j'ai mal à ma France. Cette image est une insulte à mes ancêtres, à ma famille, à mon groupe parlementaire, mon mouvement - La France Insoumise - mais c'est aussi une insulte, je crois, à la République", avait-elle souligné sur notre antenne.

Danièle Obono a indiqué dans un communiqué, rapporté par l'Agence France-Presse (APF), qu'elle va porter plainte avec La France insoumise contre Valeurs Actuelles. Le Parquet de Paris a quant à lui ouvert une enquête préliminaire pour "injures à caractère raciste".

Clément Boutin Journaliste BFMTV