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Paris: la Samaritaine et le siège de LVMH visés par une action d'Attac

La Samaritaine (illustration).

La Samaritaine (illustration). - Loic Venance - AFP

Les activistes d'Attac ont recouvert de peinture noire certaines vitrines du grand magasin ce samedi matin et ont déployé une banderole sur le siège de LVMH pour dénoncer "les profiteurs de la crise".

Les images ont beaucoup fait réagir sur les réseaux sociaux. Ce samedi matin, les activistes d'Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne) ont recouvert de peinture noire certaines vitrines de la Samaritaine à Paris, y inscrivant également les mots "Argent sale".

Les militants ont également déployé une banderole, sur laquelle figure Bernard Arnauldt, PDG de LVMH et détenteur de la Samaritaine, sur laquelle figurait l'inscription "+62 millions d'euros pendant la crise".

Les activites ont également pris pour cible le siège de LVMH, dans le 1er arrondissement de la capitale. "Le Gang des Profiteurs. Faisons payer les #ProfiteursDeLaCrise", était-il écrit sur une banderole sur laquelle figurait à nouveau Bernard Arnault, ainsi que d'autres fortunes françaises comme François Pinault ou Patrick Drahi.

Dans communiqué publié sur son site Internet, Attac dénonce "l'enrichissement indécent des milliardaires pendant la crise sanitaire". "La crise n’a pas été dure pour tout le monde : la richesse des milliardaires français a augmenté de 68% depuis 2020", ajoute l'association.

Réactions de la classe politique

L'action a rapidement fait réagir la classe politique, et notamment Valérie Pécresse, la présidente LR tout juste réelue de la région Île-de-France.

"Ce n’est pas en attaquant nos champions nationaux, créateurs d’emplois et moteurs de l’attractivité dans le territoire, que nous aurons plus de justice sociale! Pour financer la solidarité il faut d’abord que la France reste un pays de créateurs et d’entrepreneurs", a-t-elle écrit sur Twitter.

Un sentiment partagé par la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, qui a estimé qu'"aucun acte de vandalisme ne peut faire avancer une cause". "La réouverture de la Samaritaine, après quinze ans de travaux, c’est de l’emploi, de l’activité, de l’attractivité et du rayonnement pour Paris et les Parisiens", a-t-elle affirmé sur le même réseau social.
Fanny Rocher