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Moins de bouchons sur les routes franciliennes, un effet télétravail?

Depuis ce lundi et la rentrée, le cumul de bouchons est inhabituellement bas sur les routes d'Île-de-France.

Comme un air de mois d'août au mois de janvier. Depuis deux jours, se déplacer en voiture le matin n'est plus autant synonyme de galère pour les automobilistes franciliens. Les bouchons sont si peu nombreux que les usagers peuvent avoir l'impression d'être en période de grandes vacances et non deux jours après la rentrée de janvier.

Lundi matin, jour de reprise après les vacances de Noël, à peine plus de 40 km de bouchons étaient recensés par le site Sytadin en heure de pointe du matin.

Ce mardi matin à 8h, même constat. En pleine heure de pointe, Sytadin enregistrait 125 kilomètres de bouchons cumulés, un chiffre considéré "faible". Habituellement, la moyenne se trouve plutôt entre 225 et 250 kilomètres à cette heure. D'ordinaire, le mardi est pourtant, avec le jeudi, l'une des journées les plus chargées de la semaine sur les routes franciliennes.

Seulement 125 kilomètres de bouchons ont été enregistrés en Île-de-France ce mardi matin.
Seulement 125 kilomètres de bouchons ont été enregistrés en Île-de-France ce mardi matin. © Sytadin

Sur l'autoroute A6, dans le sud-est de Paris, de 6h à 10h, la vitesse moyenne est normalement inférieure à 30 km/h entre Fresnes et la porte d'Orléans. Or ce matin, la circulation était fluide a pu constater BFM Paris, comme sur de nombreuses routes franciliennes.

"J'arrive une demi-heure plus tôt au travail alors qu'en temps normal je mets 45 minutes/une heure. Je prends l'autoroute A4, je prends le périphérique, c'est souvent bouché matin et soir. Ces temps-ci, c'est vrai que ça va beaucoup mieux", explique cet automobiliste au micro de BFM Paris.

Des sanctions à hauteur de 1000 euros

Comment expliquer ce phénomène inhabituel? L'une des raisons principales est sans doute le retour de la généralisation du télétravail. Depuis la rentrée, le télétravail est redevenu obligatoire au moins trois jours par semaine en entreprise. Les entreprises sont même incitées à proposer quatre jours à distance à leurs salariés quand cela est possible.

Celles ne suivant pas ces nouvelles règles pourraient être sanctionnées à hauteur de 1000 euros par salarié. La ministre du Travail Élisabeth Borne a expliqué au Parisien vouloir augmenter le nombre de contrôles mais aussi des sanctions plus rapides.

Moins de temps en présentiel se traduit donc naturellement par moins de déplacements pour les salariés. Et les routes franciliennes ne sont pas les seules à subir les effets de cette généralisation du télétravail: depuis lundi, le quartier de La Défense est également beaucoup plus calme.

Marine Langlois