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Ile-de-France: budget adopté pour lancer le programme de Pécresse

Valérie Pécresse s'adresse aux élus de la région IDF le 2 juillet 2021 à Saint-Ouen.

Valérie Pécresse s'adresse aux élus de la région IDF le 2 juillet 2021 à Saint-Ouen. - MARTIN BUREAU © 2019 AFP

Ce budget supplémentaire pour 2021 doit servir à financer les nouvelles mesures promises par la présidente de région dès le mois de juillet.

Le conseil régional d'Ile-de-France présidé par Valérie Pécresse (Libres!, ex-LR), réélue fin juin, a adopté son budget supplémentaire pour 2021 destiné à financer les nouvelles mesures promises par la potentielle candidate à l'élection présidentielle, mercredi en séance plénière.

Ce budget engage 81 millions d'euros de plus en autorisations de programme (dépenses d'investissement) et 237 millions d'euros supplémentaires en autorisations d'engagement (dépenses de fonctionnement), indique la région dans un communiqué.

Renoncement aux avances versées aux entreprises endettées par la crise, création d'une mutuelle de santé régionale et d'une banque régionale des jeunes, abaissement du prix des cantines scolaires pour les familles les plus défavorisées, aides à l'achat d'un véhicule ou d'une chaudière moins polluants...

L'adoption du budget supplémentaire "marque le coup d'envoi de la nouvelle mandature", a affirmé Valérie Pécresse, qui assume vouloir dès ce mois de juillet "lancer, et non achever", 80% de son programme électoral.

Précipitation et "tour de passe-passe" pour la gauche

L'opposition de gauche lui a reproché, à l'image de Benoît Hamon (Générations), de "procéder par précipitation" afin de se "distinguer de (ses) concurrents à la primaire" de la droite pour 2022. "Qu'est-ce que vous allez faire pendant 7 ans, à partir d'août?", lui a demandé Julien Bayou (EELV), critiquant "un tour de passe-passe, une arnaque et même une faute".

"Vous voulez vous débarrasser, avec ce budget supplémentaire, d'une grande partie de vos engagements", a abondé Céline Malaisé (PCF), reprochant à la majorité d'avoir, avec un excédent budgétaire en 2020, "confisqué 483 millions d'euros aux Franciliens".

Un "nouvel effort historique"

Mais pour Valérie Pécresse, c'est justement la "situation financière exemplaire" attestée par le compte administratif pour 2020, adopté un peu plus tôt, qui permet le "nouvel effort historique" budgétaire. L'ancienne ministre a rappelé la "baisse de nos dépenses réelles de fonctionnement pour la 5e année consécutive", l'un de ses arguments de campagne.

"Les investissements affectés (2,5 milliards) et exécutés (2,1 milliards) en 2020 n'auront jamais été aussi élevés depuis la création de la collectivité", souligne encore l'exécutif, pour qui 97% des crédits votés dans le cadre de la relance ont été dépensés.

Emilie Roussey avec AFP