BFM Paris

"C'est grave, pas responsable": le maire du 13e réagit à la fête clandestine organisée samedi à Paris

Invité de BFMTV ce lundi matin, le maire du 13e Jérôme Coumet a estimé que la fête clandestine qui s'est déroulée samedi était "une façon de remettre de l'essence dans le moteur de l'épidémie".

Malgré le confinement, pas moins de 300 personnes se sont réunies samedi soir dans le 13e arrondissement de Paris à l'occasion d'une soirée clandestine, en dépit des régles sanitaires en vigueur. "Un rassemblement grave, pas responsable", selon les mots de Jérôme Coumet, maire socialiste du 13e, qui a réagi ce lundi matin sur BFMTV.

"Tout ça, c'est une façon de remettre de l’essence dans le moteur de l’épidémie", a déploré l'élu en réaction à la diffusion de vidéos montrant les nombreux fêtards danser les uns à côté des autres dans une grande promiscuité et sans respect des gestes barrières.

Malgré l'interdiction de ce genre d'événement durant le confinement, la fête a pu se dérouler jusqu'au petit matin. La police n'a pas eu vent du rassemblement le soir même et n'a reçu aucun appel se plaignant du tapage provoqué par la soirée.

"Ils exposent des personnes à des risques"

"Le lieu n'est pas du tout approprié", a poursuivi Jérôme Coumet. "Ce ne sont pas des lieux qui sont faits pour recevoir du public donc il se passerait n’importe quoi, ça pourrait rapidement aller vers un autre drame que le drame sanitaire", a-t-il déclaré.

La soirée s'est en effet déroulée dans un hangar désaffecté de la SNCF, où le maire suppose que les organisateurs de l'événement ont dû installer des groupes électrogènes pour pouvoir diffuser de la musique et des éclairages.

"Ils (les organisateurs) exposent des personnes à des risques en se faisant de l’argent sur leur dos", a jugé le maire du 13e.

Jérôme Coumet a précisé que la SNCF Réseau, à qui appartient le lieu où s'est déroulée la fête sauvage, allait porter plainte.

Juliette Mitoyen Journaliste BFM Régions