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Nord: trois bassins placés en alerte sécheresse, des restrictions d'eau mises en place

Image d'illustration - Du soleil et des nuages

Image d'illustration - Du soleil et des nuages - AFP

En vigilance sécheresse depuis la fin du mois de mai, la préfecture du Nord a décidé de hisser le curseur au stade d'alerte - voire d'alerte renforcée - dans certains bassins. Ce seuil implique des restrictions des usages de l'eau.

Le 29 mai dernier, les préfectures du Nord et du Pas-de-Calais passaient en vigilance sécheresse. Une conséquence des fortes températures et des faibles précipitations enregistrées les semaines précédentes. Ce mardi, Michel Lalande, le préfet du Nord, a décidé de basculer trois territoires en alerte sécheresse et d'autres en alerte sécheresse renforcée.

"A l’issue de la réunion du conseil départemental de l’Eau de ce lundi 15 juin et compte-tenu des dernières données relevées sur les différents bassins versants, Michel Lalande, préfet du Nord, a pris la décision de placer le bassin de l’Yser en alerte renforcée, les bassins de la Sambre et de la Scarpe amont en alerte, précise la préfecture sur son site internet. Le reste du département reste en vigilance jusqu’au 31 juillet 2020."

Des restrictions d'eau

Dans ce contexte, poursuit la préfecture, "chacun est invité à utiliser l'eau avec modération et à faire preuve de civisme". Dans les bassins en état d'alerte, des restrictions des usages de l'eau seront appliquées aux particuliers comme aux professionnels: l'arrosage des pelouses ou des espaces verts est limité, le remplissage des piscines privées et le nettoyage des voitures en dehors des centres spécialisés est restreint, etc.

Les habitants du bassin de l'Yser, en alerte renforcée, devront observer des restrictions encore plus strictes: interdiction d'arroser les pelouses et espaces verts ou encore de remplir les piscines. Les industriels devront eux, par exemple, devront "tendre à une réduction de consommation de l'eau de 20%", contre 10% dans les bassins en état d'alerte. Les agriculteurs, pour leur part, disposeront de moins de plages horaires pour procéder à l'irrigation des terres. 

C'est la quatrième année consécutive que le département est sujet à un épisode de sécheresse. Si le mois de février s'était avéré particulièrement pluvieux, la recharge des nappes phréatique étaient restée "insuffisante", souligne la préfecture.

Florian Bouhot