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L'incendie à Grande Canarie qualifié de "drame environnemental"

Le violent incendie de Grande Canarie commence à s'atténuer ce mardi matin, alors que des centaines de pompiers étaient mobilisés contre le feu "le plus important" de l'année en Espagne.

Des centaines de pompiers étaient mobilisés dans la nuit de lundi à mardi sur l'île touristique de Grande Canarie, pour lutter contre "l'incendie le plus important" survenu cette année en Espagne, qui commence à s'atténuer ce mardi matin, selon le gouvernement. 

L'incendie a commencé à s’atténuer ce matin après trois jours complets de de feux sans aucun contrôle. Il aurait perdu du potentiel, comme l'a annoncé sur son compte Twitter le président du gouvernement des Canaries, Ángel Víctor Torres. 

Angel Victor Torres, a également qualifié l'incendie de "drame environnemental" car il touche des espaces naturels protégés de l'île située dans l'Atlantique, au large du Maroc.

Aucun blessé

Plus de 9000 personnes ont déjà été évacuées de leur logement, mais aucun blessé n'a été déploré.

"Nous allons vaincre cet incendie et ce que nous voulons, c'est que quand il s'achèvera, nous n'ayons pas à déplorer des victimes", a dit Angel Victor Torres.

"Il s'agit probablement de l'incendie le plus important que nous ayons eu en Espagne depuis le début de l'année", a commenté à son côté le ministre de l'Agriculture, Luis Planas.

Un millier de pompiers et agents ont été mobilisés sur le terrain lundi, ainsi que 14 moyens aériens. Les avions ont déversé tout au long de la journée "un million de litres d'eau", selon les services d'urgence. Son front principal se trouve dans le parc naturel de Tamadaba, une forêt de pins parmi les territoires les plus sauvages de Gra

"Le principal poumon vert de l'île"

"C'est le principal poumon vert de l'île, (...) le joyau environnemental de Grande Canarie", a également estimé Lourdes Hernandez, une spécialiste des incendies de forêt de l'organisation de protection de l'environnement WWF.

"Ce n'est pas un incendie comme il y en avait ces dernières années", souligne-t-elle, mettant en exergue "la virulence du feu, la vitesse à laquelle les flammes se propagent et l'intensité des fronts".

Reste que les incendies de cette ampleur vont se multiplier, conséquence du réchauffement climatique, a rappelé Luis Planas. La semaine dernière, une vague d'incendies a touché la Grèce, obligeant d'autres pays dont l'Espagne à envoyer des renforts pour les combattre. Fin juillet, c'est le Portugal qui a vu ses forêts brûler.

Cet incendie est le troisième en dix jours à avoir touché l'île de Grande Canarie. Les pompiers n'étaient pas parvenus à éteindre complètement le plus important des deux, qui a parcouru 1500 hectares, lorsque le nouvel incendie s'est déclaré.

Alexandra Jaegy avec AFP