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Crues importantes dans les Landes, la plus haute à Mont-de-Marsan depuis 1981

Ces crues sont dues à "une accumulation de fortes précipitations", après le passage de la tempête Bella, "conjuguées à des sols saturés d'eau du fait de la pluviosité des semaines précédentes".

Une partie du département des Landes a entamé vendredi l'année les pieds dans l'eau avec des crues "très importantes" de l'Adour et de la Midouze, qui devaient toutefois se stabiliser, notamment à Mont-de-Marsan où l'eau n'avait plus atteint un tel niveau depuis 40 ans.

Ces crues sont dues à "une accumulation de fortes précipitations (correspondant au passage de la tempête Bella) qui, conjuguées à des sols saturés d'eau du fait de la pluviosité des semaines précédentes, entraînent des débordements importants des cours d'eau, notamment de la Midouze et de l'Adour qui ont atteint par certains endroits des niveaux historiques", a expliqué la préfecture dans un communiqué.

Stabilisation ce vendredi

Selon le site vigicrues, la Midouze, un affluent de l'Adour, a dépassé jeudi soir les 7 m à Mont-de-Marsan et devait progresser "encore lentement pour se stabiliser entre 7,45 m et 7,55 m ce vendredi" à la mi-journée.

La préfecture landaise, surnommée la "ville aux trois rivières", n'avait plus vu autant d'eau couler depuis les 8,38 m mesurés en 1981. Un pont important du centre-ville a dû être fermé à la circulation par précaution.

En aval, la Midouze a inondé les rues de Tartas et continue de s'élever lentement vendredi. Un pic autour de 3,95 m selon vigicrues est attendu dans cette petite ville située entre Mont-de-Marsan et Dax, qui vit sa plus importante crue, effaçant celles de 2014 et de 1952.

Plus au sud, à Dax, le niveau de l'Adour se stabilise progressivement selon vigicrues et devait flirter à la mi-journée avec les 5,97 m mesurés en 2014, la plus importante crue depuis 1981, mais sans les dépasser.

Une cinquantaine de routes fermées

Dans le département, maintenu en vigilance orange inondations par Météo France au moins jusqu'à samedi matin, une cinquantaine de routes sont fermées vendredi matin à la circulation et une soixantaine placées sous surveillance, selon le service gestion exploitation des routes.

Jeudi soir, les pompiers du département avaient effectué environ 320 interventions liées aux inondations depuis le début du phénomène de montée des eaux en début de semaine, principalement des épuisements d'eau et des assèchements de caves mais peu d'évacuations et de mises en sécurité (25 personnes au total).

Un centre opérationnel départemental permettant la coordination des services de l'État, de sécurité intérieure et de secours et de la direction des routes du conseil départemental avait été activé mercredi par la préfecture. Selon la presse locale, la tempête Bella a produit en trois jours l'équivalent d'un mois et demi de précipitations dans certaines parties du département.

S. V. avec AFP