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Déchéance de nationalité: "Toucher à la Constitution, ça a beaucoup choqué et ça choque encore", Bernard Debré

Alors que le vote de l'article 1er sur la constitutionnalisation de l'état d'urgence est passé sans encombre lundi soir, dans un hémicycle rempli d'un peu plus d'une centaine de députés, celui sur l'article 2 promet d'être plus serré. Les députés sont venus en nombre s'exprimer sur la mesure de la déchéance de nationalité, principale pomme de discorde, à gauche comme à droite. Bernard Debré, député Les Républicains de Paris, était l'invité de BFMTV, ce mardi 9 février 2016. "Cette réforme n'en est pas une", selon lui. "On aurait simplement pu se borner à adapter l'article 25 et l'article 23 du Code civil". "Ces deux dispositions nous permettent de déchoir de nationalité qui que ce soit ayant commis un crime terroriste", explique-t-il. "Toucher à la Constitution, ça a beaucoup choqué et ça choque encore", lance Bernard Debré. Notons que le projet de révision constitutionnelle sera voté dans son ensemble mercredi 10 février. - Grand Angle, présenté par Jean-Baptiste Boursier, sur BFMTV.

Mise en ligne le 09/02/2016