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Bouches-du-Rhône: une enquête ouverte après la découverte d'embryons chez un médecin à Mouriès

(photo d'illustration)

(photo d'illustration) - Denis Charlet

Les embryons étaient conservés dans des bocaux, a révélé La Provence. Ce sont des ouvriers qui ont fait cette découverte en vidant le garage de la maison du médecin, décédé en 2021.

Des embryons ont été découverts lundi au domicile d’un ancien médecin de Mouriès, une commune des Bouches-du-Rhône, a révélé La Provence. Ils étaient conservés dans des bocaux, rangés dans le garage.

Ce sont des ouvriers qui ont fait la terrible découverte en vidant le garage de la résidence, rapporte le quotidien. Dépêchés sur place, les gendarmes ont procédé à la saisie des bocaux.

"Jamais vu ni entendu parler"

Le propriétaire des lieux, un ancien médecin, est mort en octobre 2021 à l’âge de 83 ans, révèle encore La Provence. Ce dernier a cessé d’exercer en 2016. Auditionné par les gendarmes le jour de la découverte, son compagnon depuis 40 ans a affirmé n’avoir “jamais vu ni entendu parler” de ces embryons, rapporte le quotidien.

Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade de recherche de la gendarmerie d’Arles. "Il s’agit pour l’instant de déterminer les causes de la mort", a annoncé le parquet de Tarascon à La Provence. Une autopsie a été ordonnée. Les résultats de ces analyses seront déterminants dans un contexte où de nombreuses questions demeurent.

"On ne sait pas s'il s'agit d'un foetus ou d'embryons"

"Tout d’abord, on ne sait pas s’il s’agit de fœtus ou d’embryons, a expliqué le procureur de la République de Tarascon, Laurent Gumbau, au quotidien. Pour savoir si nous qualifions les faits de 'recel de cadavre', il faut estimer si ces enfants étaient viables. Ce que l’on ne peut pas encore confirmer à ce stade."

Et d’ajouter: "On ne sait pas de quand ça date, il faut déterminer le moment de leur conception".

Ces embryons auraient été prélevés "dans le cadre légal", selon les informations de La Provence. Les avortements ne sont donc pas à exclure.

Restent les questions autour de la conservation de ces embryons. "Nous devons déterminer si ces conditions de conservation étaient respectées avant de savoir s’il y a infraction", a rapporté le procureur de la République à nos confrères.

Charlotte Lesage