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Rixe après France-Suisse à Lyon: la préfecture évoque "des affrontements entre supporters"

Des violences ont éclaté sur la Presqu'île de Lyon, après le coup de sifflet final du match France-Suisse lundi soir. Une action revendiquée sur le réseau Télégram par la mouvance d'ultra-droite.

Pour les autorités, il s'agit "a priori d'affrontements entre supporters". Au lendemain des incidents qui se sont produits dans le 2e arrondissement de Lyon, la préfecture du Rhône a assuré ce mardi que "rien ne permet à l'heure actuelle de penser qu'il y a une connotation politique"

Après le huitième de finale entre la France et la Suisse à l'Euro-2020, une violente rixe a éclaté rue de la Monnaie entraînant un mouvement de foule. Ces violences ont été revendiquées ensuite sur un canal de l'application de messagerie Telegram qui réunit des images de groupes néonazis et suprémacistes dans toute l'Europe.

"Pour le moment, ces images et ces faits sont en cours d’investigation. Il faut attendre que la police ait pu faire son travail", a indiqué Julien Perroudon, secrétaire général adjoint à la préfecture. "On a un groupe d’ultra-droite qui a revendiqué ces violences sur le réseau Telegram. A l’heure actuelle rien n’est démontré sur les responsabilités", a-t-il ajouté.

Des individus "en noir" et "cagoulés"

Le secrétaire général adjoint à la préfecture du Rhône a par ailleurs précisé que les pompiers n'ont pas été appelés pour venir en aide à des victimes, démentant de possibles coups de couteau ou la présence d'armes à feu.

Selon un témoin interrogé par BFM Lyon, une trentaine d'individus "habillés tout en noir avec des cagoules" et armés "de marteaux, barres en fer et ceintures à la main" ont causé un important mouvement de foule à la toute fin du match.

"On a vu quelqu'un par terre en train de se faire fracasser. On a décidé d’intervenir, d’essayer de les séparer", explique ce Lyonnais qui était venu voir le huitième de finale avec ses amis. En repartant, le groupe responsable des violences aurait scandé "On chez nous", "A bas les racailles" et "Vive Lyon", assure-t-il.

Pour le moment, une seule plainte a été déposée pour des violences lors de cette bagarre. L'enquête est confiée à la Direction départementale de la sécurité publique du Rhône.

Benjamin Rieth Journaliste BFM Régions