BFM Lyon

Rillieux-la-Pape: trois mères de famille interpellées après des violences

Illustration police BFMTV.

Illustration police BFMTV. - BFMTV

L'une a porté "un coup de poing à un fonctionnaire", les deux autres se sont rendues au commissariat de la ville où elles ont "proféré des insultes et des menaces à l'encontre des forces de l'ordre".

Trois mères de famille ont fini en garde à vue cette semaine après une altercation avec la police. Dimanche dernier, alors que les policiers interpellaient leurs fils avenue du Général Leclec à Rillieux-la-Pape, ces trois mamans se sont interposées.

L'une d'entre elle aurait assené "un coup de poing" à un fonctionnaire, tandis que les deux autres se seraient rendues au commissariat pour "proférer des insultes et des menaces à l'encontre des forces de l'ordre", précise la Sûreté du Rhône.

À l'origine de ce conflit, une histoire d'outrage. Dimanche, les policiers se sont fait insulter par un groupe d'individus. Ils ont alors interpellés l'un d'entre eux qui s'en serait pris "physiquement" à un des fonctionnaires. L'homme, en se rebellant, a "ameuté" d'autres personnes, donnant lieu à "un attroupement hostile" autour des agents.

"Les policiers reçoivent une pluie de projectiles et font usage de moyens pour disperser cet attroupement. Grace à des renforts de policiers, ils réussissent à interpeller deux autres suspects mineurs, auteurs d'outrage et de violences sur une personne dépositaire de l'autorité publique (PDAP) en réunion", explique la DDSP du Rhône.

Les trois mères des suspects en garde à vue

Lors de l'interpellation, la mère de l'un des suspects a porté "un coup de poing à un fonctionnaire". Les deux autres mamans se sont rendues au commissariat de la ville où elles ont "proféré des insultes et des menaces à l'encontre des forces de l'ordre", détaille la DDSP du Rhône.

Placées en garde à vue, la première a nié les faits, mais l'une d'entre elles a reconnu les menaces et un jet de pierres. Également en garde à vue, aucun des trois jeunes n'a reconnu "les violences" ou l'"appel" à un attroupement.

Les trois mères de famille ont toutes été présentées au parquet, en vue d'une comparution immédiate. Le premier suspect, présenté au parquet mardi, a été écroué en vue d'une comparution immédiate le lendemain. Les autres suspects, mineurs, on été présentés au parquet mardi en vue d'une mise en examen par le Juge des enfants.

Solenne Bertrand