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Lyon: la ville ouvre ses marchés aux restaurateurs pour de la vente à emporter

Depuis le 30 janvier, la municipalité réserve des emplacements sur les marchés pour des restaurants. Marc Boissieux, chef de L'inaTTendu, fait partie de la vingtaine de restaurateurs à avoir accepté.

Il fait désormais le marché deux fois par semaine. Chef du restaurant L'inaTTendu dans le 6e arrondissement de Lyon, Marc Boissieux est sorti de ses cuisines pour s'installer sur un des étals du marché de la Tête d'Or, mis à disposition par la ville de Lyon les mercredis et samedis.

Entre le fromager et le boucher

Depuis le 30 janvier, la municipalité a réservé environ 70 emplacements sur une trentaine de marchés pour permettre aux restaurants de venir faire de la vente à emporter. Un moyen de soutenir ces établissements fermés depuis le mois d'octobre en raison de la crise sanitaire.

"C'est une très bonne initiative de la ville", salue Marc Boissieux au micro de BFM Lyon qui a sauté "immédiatement" sur cette proposition. "C'est une vrai bouffée d'oxygène qui nous permet d'être au contact de nos clients".

Son stand se trouve entre le fromager et le boucher sur le marché "très vivant" de la Tête d'Or. Pour ce chef, qui "fait des marchés pour la première fois", il a tout de même fallu s'adapter à un nouveau métier.

De 6 à 13 euros

"Il a fallu louer un camion, un stand, se faire prêter des vitrines réfrigérées, avoir un frigo, de l'électricité. Et puis se lever tôt le matin pour monter tout ça. La première fois, c'était un peu catastrophique, le fromager s'est bien moqué de nous", rigole-t-il aujourd'hui

A la carte de son étal, on retrouve "le même type de cuisine qu'au restaurant". En entrée ce mercredi par exemple, un tataki de boeuf, cervelle des canuts au citron vert et wasabi, à 7 euros. Le plat -dos d'aiglefin avec wok de nouilles chinoises aux légumes et sauce aigre-douce- est lui à 13 euros. Enfin, comptez six euros pour le moelleux chocolat passion ou la panacotta lait de coco-mangue en dessert.

Une vingtaine de restaurateurs

Si le marché est loin d'être suffisant pour faire tourner son établissement fermé depuis l'automne, c'est "un bonus qu'on prend avec plaisir", en complément des aides de l'Etat et de l'activité de vente à emporter déjà pratiquée au restaurant, se réjouit Marc Boissieux.

Comme lui, une vingtaine de restaurateurs ont accepté la proposition de la ville de Lyon pour le moment.

Benjamin Rieth Journaliste BFM Régions