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Manifestation contre la loi "sécurité globale": trois policiers blessés et quatre interpellations après des heurts à Lyon

Trois policiers ont été blessés et quatre manifestants interpellés à Lyon, en marge de la manifestation contre la loi "sécurité globale". Plusieurs milliers de manifestants étaient présents.

Des milliers de personnes ont défilé ce samedi après-midi contre la loi "sécurité globale" à Lyon, où des manifestants et trois policiers ont été blessés par des jets de projectiles lors de débordements, a appris BFMTV auprès de la préfecture du Rhône. Quatre manifestants ont par ailleurs été interpellés, a précisé la même source.

Au niveau du pont de la Guillotière, un groupe de centaine de personnes a retourné des conteneurs à verre, ce qui a entraîné les jets de projectile. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes.

"Stop à la dérive autoritaire", "Loi Sécurité Globale, la Police écrit la loi", pouvait-on lire sur de larges banderoles déployées sur des grilles de l'Hôtel de Ville, devant lequel la foule s'était donné rendez-vous peu après 14h.

"On est là car on craint une dérive totalitaire du gouvernement. C'est ça qui nous inquiète. On le ressent mal pour nos enfants et nos petits-enfants. Cet article 24, c'est quand même un point de bascule", a déclaré à l'Agence France-Presse Guy Front, 83 ans, venu avec son épouse.

7500 manifestants

Leur voisine, Chloé Leroy, 27 ans, attend que cette "loi soit annulée ou au moins réformée". "Aujourd'hui, le gros problème, c'est que personne ne se sent en sécurité, ni eux (les policiers) ni nous d'ailleurs, et c'est surtout pour ça que ça dérape", a-t-elle estimé.

Composée de personnes de tout âge, "la marche des libertés", dans laquelle on pouvait aussi distinguer les couleurs de la CGT, de FO, de la France insoumise, des "gilets jaunes" ou de la CNT, s'est ébranlée au bout d'une heure pour se diriger via les quais du Rhône vers la place Bellecour.

"Pour un contrôle de la police nationale", "Souriez ! Vous êtes filmés" ou encore "Filmer, c'est protéger" indiquaient les pancartes de certains manifestants tandis que d'autres scandaient: "Darmanin démission" ou "Sécurité Sociale, oui, oui, oui, Sécurité Globale, non, non, non !".

En fin d'après-midi, la préfecture a chiffré à 7.500 le nombre des manifestants.

David Unal avec Fanny Rocher avec AFP