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Lyon: 78 ans après, une commémoration pour les victimes de la rafle de la Rue Sainte-Catherine

"La mémoire ne va pas de soi", a déclaré le maire de la ville, l'écologiste Grégory Doucet.

Plusieurs personnalités lyonnaises se sont rassemblées ce dimanche pour rendre hommage aux 86 juifs raflés rue Sainte-Catherine, le 9 février 1943.

Ce jour-là, la Gestapo lyonnaise, dirigée par Klaus Barbie, a ordonné une rafle au siège de l'Union générale des israélites de France, situé au 12 de la rue Sainte-Catherine à Lyon. 86 juifs étrangers sont arrêtés, internés à Drancy et envoyés vers les camps d'extermination. Seuls trois en sont revenus.

Pour cette 78è cérémonie commémorative, les noms des victimes ont été prononcés, rapporte le Progrès, par des lycéens. Yasmine Bouagga, la maire du 1er arrondissement, Jean Lévy, délégué régional de l’Association des fils et filles des déportés juifs de France, et Nicole Bornstein, présidente du Crif Auvergne-Rhône-Alpes étaient présents.

Cette dernière a confié au micro de BFM Lyon qu'il fallait "travailler ensemble pour que ces mémoires deviennent un exemple, une façon d'avancer et pas quelque chose qui clive la société et sépare les citoyens".

"N'oublions jamais"

Sur Twitter, le maire écologiste Grégory Doucet, également présent à la cérémonie a salué "un indispensable moment de mémoire et de recueillement". L'édile a également rappelé l'importance des lieux de commémoration.

"Car la mémoire ne va pas de soi. Il lui faut des lieux, des temps, des dates, des stèles, des êtres, des archives, des témoins, des commémorations, des volontés. Plus que jamais aujourd'hui, nous retrouver pour le réaffirmer est un acte collectif d’une impérieuse nécessité", a-t-il écrit.

"N'oublions jamais", a-t-il ajouté.

Fanny Rocher