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Doucet veut "arrêter" la LGV Lyon-Turin: la réponse du comité pour la Transalpine au maire de Lyon

Le nouveau maire écologiste de Lyon a estimé en début de semaine qu'il fallait arrêter les travaux de la ligne ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin.

Faut-il stopper le chantier de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin? Surtout pas, répond le comité pour la Transalpine après les propos du nouveau maire écologiste de Lyon. Cette semaine, Grégory Doucet a estimé dans un entretien au journal italien La Stampa que la LGV Lyon-Turin était une "œuvre erronée" qu'il fallait "arrêter".

Dans cet interview, le nouvel édile lyonnais, qui n'a aucune prérogative sur ce projet, estime notamment que la ligne existante entre Lyon et Turin est suffisante "si on la valorise".

"Ça ne correspond pas vraiment à la réalité", lui rétorque aujourd'hui Stéphane Guggino, délégué général du comité pour la Transalpine, au micro de BFM Lyon, "puisque ce tunnel est proche de la saturation".

Un tunnel de 57,5 km de long

"L'idée, c'est de mettre des camions sur les trains pour qu'ils évitent d'asphyxier les vallées alpines", rappelle également le responsable du comité, pour qui ce projet "s'inscrit dans la logique du Green Deal européen". "Le but, c'est de basculer chaque année un million de poids lourds de la route vers le rail pour faire la jonction entre la France et l'Italie, et plus globalement connecter les réseaux européens entre eux", précise Stéphane Guggino.

Lors de son entretien accordée à La Stampa, Grégory Doucet a affirmé qu'il "ne faut pas insister sur un projet erroné. C'est le pire choix". "La France a trop peu investi d'argent dans le transport ferroviaire au niveau national. Et maintenant elle veut faire croire que nous relancerons l'activité avec le projet LGV, mais c'est absurde", a-t-il critiqué.

La future ligne ferroviaire entre Lyon et Turin doit permettre de diviser par deux le temps de trajet pour les passagers, en mettant la capitale piémontaise à deux heures de Lyon. Son élément central est un tunnel de 57,5 km, qui a commencé à être creusé dans les Alpes italiennes et françaises, et dont le coût est estimé à 8,6 milliards d'euros.

Benjamin Rieth avec AFP