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Bron: le maire menacé de décapitation, Gérald Darmanin demande son placement sous protection policière

L'élu LR avait déjà fait l'objet de menaces début octobre après une opération anti-stupéfiants. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin réclame son placement sous protection policière.

Jérémie Bréaud, le maire LR de Bron (Rhône), a fait une nouvelle fois l'objet de menaces de mort. Des inscriptions le menaçant de décapitation ont été découverts ce jeudi dans trois lieux différents d'un même quartier de cette agglomération lyonnaise. Selon les informations d'Europe 1, les faits auraient été commis entre minuit et une heure du matin, par une vingtaine d'individus.

"Jérémy Bréaud, on va te décapité", et "Nik la mumu" (en référence à la police municipale) pouvait-on lire sur les tags.

"Je ne céderai pas"

"On les a découverts avec indignation, ça nous a profondément choqués. Mais le message est clair, c'est que je n'ai pas peur, je ne céderai pas", a déclaré l'élu au micro de BFM Lyon ce jeudi, précisant avoir déposé une plainte en son nom et celui de la commune.

"Comme les policiers et les pompiers, nous, élus locaux, sommes des victimes récurrentes d'une violence de plus en plus grande. Cette situation n'est plus tolérable", a-t-il ajouté plus tard dans la soir sur Twitter.

Gérald Darmanin demande "une protection de l'élu"

Prenant les menaces au sérieux, le ministre de l'Intérieur, Gérad Darmanin a annoncé sur Twitter, qu'à sa demande, le préfet allait "saisir la Justice et prévoir une protection de l'élu".

"Soutien à ce maire, comme à tous les élus victimes de menaces", a-t-il ajouté. L'Association des maires de France (AMF) a pour sa part dénoncé des menaces "intolérables" et "inacceptables".

"Je fais ce pourquoi j'ai été élu, sur les thématiques de tranquilité publique, notre action dérange ceux qui sont les ennemis de la République. C'est pour ça que nous n'avons pas peur et qu'on ne cédera pas", a affirmé Jérémie Bréaud, à notre micro.

Le maire avait déjà fait l'objet de menaces de mort début octobre, à la suite d'une opération anti-stupéfiants.

Fanny Rocher avec AFP