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Vol MH370: les recherches qui ont permis de localiser le Boeing 777

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Le vice-président de la société Inmarsat, un opérateur de satellites, a expliqué comment les données permettant de localiser le Boeing de la Malaysia Airlines ont été collectées et utilisées.

Comment les satellites ont-ils localisé le Boeing 777 de la Malaysia Airlines? Le vice-président d'Inmarsat, opérateur britannique de satellites dont les données ont permis lundi de conclure au crash du vol MH370 dans le sud de l'océan Indien, a expliqué lundi sur la chaîne Sky News le mode opératoire utilisé.

Inmarsat et le AAIB (Bureau britannique d'enquête sur les accidents aériens) "ont conclu que le MH370 a volé dans le couloir sud et que sa dernière position se trouvait au milieu de l'océan Indien", a annoncé lundi la compagnie Malaysia Airlines. 

Calcul de la trajectoire grâce aux "bips"

Pour arriver à ces conclusions, "nous avons pris en compte la vitesse du pilote automatique - environ 350 noeuds - et ce que nous savions en termes de carburant et d'autonomie de l'avion pour arriver jusqu'à une série de bips que nous recevions", a expliqué sur Sky News le vice-président d'Inmarsat. Bien que les systèmes de communication du vol MH370 aient été éteints, les satellites Inmarsat ont continué de capter toutes les heures des "bips" en provenance de l'avion.

Ces bips sont envoyés d'une station terrestre jusqu'au satellite puis vers l'avion qui renvoie automatiquement un "bip" en sens inverse. Inmarsat a mesuré le temps mis par ces bips entre l'avion et le satellite. "Nous avons observé l'effet Doppler qui est le changement de fréquence dû au mouvement du satellite sur son orbite", a-t-il expliqué. "Cela nous a donné une trajectoire possible pour le couloir nord et une autre pour le couloir sud".

Comparaison des trajectoires possibles

"Nous avons réuni les données des Boeing 777 de la Malaysia Airlines, nous les avons modélisées et les avons comparées avec les données du couloir sud et du couloir nord, et nous avons découvert que le couloir sud est sans aucun doute possible celui qui a été emprunté", a-t-il par ailleurs expliqué sur la BBC. "Normalement, vous cherchez à trianguler les données et souvent vous avez le GPS. Mais parce que les avions dans cette région n'envoient pas de signaux de leur localisation, nous avons travaillé à l'aveugle", a-t-il ajouté sur Sky News.

Le vice-président d'Inmarsat a par ailleurs estimé qu'il était "techniquement possible dès aujourd'hui" d'éviter ce genre de disparition en faisant envoyer par les avions toutes les 15 minutes, ce qui coûterait "un dollar de l'heure", "des messages de type SMS avec l'heure, la vitesse, la distance et la position".

Cette annonce dramatique conclut 17 jours d'angoisse pour les proches des 239 personnes présentes à bord du Boeing, dont 153 Chinois et quatre Français. Elle ne répond pour autant à aucune interrogation quant au scénario qui a précipité le Boeing en pleine mer, à des milliers de kilomètres de sa destination initiale.

La rédaction