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Venezuela: un policier tué, 113 morts depuis le début des manifestations

Un opposant au président Nicolas Maduro, lors d'affrontements avec la police venezuelienne, à Caracas le 20 juillet 2017

Un opposant au président Nicolas Maduro, lors d'affrontements avec la police venezuelienne, à Caracas le 20 juillet 2017 - CARLOS BECERRA, AFP

Un policier vénézuélien a été tué d'une balle dans la tête, jeudi, lors d'une manifestation contre le président Nicolas Maduro.

Un policier a été tué jeudi d'une balle dans la tête pendant une manifestation dans la ville d'Ejido, dans l'ouest du Venezuela, où un homme de 30 ans avait déjà péri la veille pendant une autre protestation. Ce décès porte le nombre de morts à 8 pendant la grève générale convoquée mercredi et jeudi par l'opposition, et à 113 depuis le début des manifestations au Venezuela en avril, selon le parquet.

L'opposition, qui appelle au blocage des rues principales de chaque ville jusqu'à dimanche, défie ouvertement le président Nicolas Maduro. Les contrevenants s'exposent à 5 à 10 ans de prison, a prévenu jeudi le ministre de l'Intérieur, le général Nestor Reverol. Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU a estimé vendredi que personne ne devrait être obligé de voter. "Nous sommes très inquiets", a dit à Genève une porte-parole du Haut-Commissariat, "les souhaits du peuple vénézuélien de participer ou non à cette élection devraient être respectés".

"Si la Constituante était annulée, ce serait l'occasion pour Maduro de se racheter devant le monde entier", a déclaré Henrique Capriles, chef de l'opposition qui s'insurge contre le scrutin, ajoutant: "pas à pas, la lutte continue".

Vers un durcissement du conflit 

"On doit se préparer à un durcissement du conflit. Le régime ne donne pas de signe de vouloir interrompre ce processus", a déclaré le député antichaviste (du nom d'Hugo Chavez, président de 1999 à son décès en 2013, dont Nicolas Maduro est l'héritier) Freddy Guevara, vice-président du Parlement.

L'opposition, qui contrôle le Parlement élu, voit dans cette Constituante un moyen pour le président Maduro de se cramponner au pouvoir, de contourner le législatif et d'éviter la présidentielle de fin 2018. Près de 70% des Vénézuéliens sont opposés à la Constituante et 80% rejettent la gestion de Nicolas Maduro, selon l'institut de sondage Datanalisis.

M.P avec AFP