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Un troisième soldat français tué au Mali

Militaires français à Gao, au Mali. Un troisième soldat français engagé dans l'opération militaire au Mali a été tué samedi dans le nord du pays. /Photo prise le 21 février 2013/REUTERS/Joe Penney

Militaires français à Gao, au Mali. Un troisième soldat français engagé dans l'opération militaire au Mali a été tué samedi dans le nord du pays. /Photo prise le 21 février 2013/REUTERS/Joe Penney - -

Un 3e soldat français est mort samedi lors d'un accrochage avec des islamistes. Il s'agit du caporal Cédric Charenton, 26 ans, du 1er Régiment de chasseurs parachutistes de Pâmiers dans l'Ariège. « Il savait qu'il y avait des risques », confie sa tante sur RMC.

Un troisième soldat français engagé dans l'opération militaire au Mali a été tué samedi dans le nord du pays, ont annoncé dimanche la présidence de la République et les services du Premier ministre. François Hollande, précise un communiqué, « a appris avec une grande tristesse la mort au combat hier soir dans le nord du Mali d'un soldat du 1er régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers », dans l'Ariège. Matignon précise dans un communiqué que le chasseur de première classe « a été mortellement blessé dans les combats contre les terroristes armés retranchés dans l'Adrar des Ifoghas ». Deux autres militaires français ont déjà trouvé la mort au Mali où l'opération "Serval" a débuté le 11 janvier. « Dans ces circonstances particulièrement tragiques, le Premier ministre tient à affirmer que la France est déterminée à tenir ses engagements et à poursuivre ses actions aux côtés du peuple malien et des contingents africains », indique le communiqué de Matignon. Le soutien des Français à l'intervention militaire au Mali s'érode, cédant 13 points en trois semaines, selon un sondage Ifop pour Atlantico publié samedi.

« Ça fait toujours mal quand des jeunes s’en vont »

« Je ne savais pas qu’il était au Mali, confie la tante de Cédric Charenton décédé ce week-end. Je savais qu’il avait des chances d’y aller. Son frère et lui sont allés en Afghanistan donc on sait bien qu’il y a des risques. On le sait. Mais quand ça arrive, on se demande pourquoi, on se dit que c’est impossible. Il savait qu’il y avait des risques, mais ça fait toujours mal quand des jeunes s’en vont ».

« On est dans un combat grotte par grotte »

Les combats dans le nord du Mali sont en effet extrèmement violents et se situe dans une zone montagneuses où le relief ne facilite pas une progression aisée. « On est dans un combat au coup par coups, grotte par grotte, décrypte pour RMC Pierre Boilley, directeur du centre d'études des mondes africains du CNRS. Il y a deux séries de combats. Une première autour de Gao sur le fleuve Niger, là où des salafistes se sont regroupés. Et puis beaucoup plus au nord dans une région montagneuse, l’Adrar des Ifoghas, il y a un encerclement qui progresse pour laisser un espace de plus en plus réduit aux salafistes ainsi que des frappes aériennes en grands nombres qui semblent occasionner beaucoup de pertes du côtés des islamistes ».

Tugdual de Dieuleveult avec B. Edgard