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Un millier de Honduriens prennent la route du "rêve américain"

Des migrants honduriens San Pedro Sula, à 300 km au nord de Tegucigalpa, pour se rendre à la frontière avec le Guatemala le 10 avril 2019

Des migrants honduriens San Pedro Sula, à 300 km au nord de Tegucigalpa, pour se rendre à la frontière avec le Guatemala le 10 avril 2019 - ORLANDO SIERRA, AFP

Près d'un millier de Honduriens étaient mercredi en route vers les États-Unis, un nouveau défi au président Donald Trump, qui a déployé des militaires à la frontière avec le Mexique et veut construire un mur pour tenir à distance les migrants du "rêve américain".

Répondant à un appel diffusé sur les réseaux sociaux, ils sont, selon la police hondurienne et la Croix Rouge, "plus de 800, près d'un millier" de candidats à l'émigration à avoir convergé mardi soir vers le lieu de rassemblement à San Pedro Sula, à 180 km au nord de la capitale Tegucigalpa.

Un demi-millier des candidats au départ se sont alors entassés dans des minibus pleins à craquer. Ceux qui pouvaient payer les 51 dollars demandés ont pris la route vers Tecun Uman, à la frontière du Guatemala avec le Mexique, tandis que d'autres, pour un tarif de 12 dollars, étaient emmenés jusqu'à Agua Caliente, poste-frontière du Honduras avec le Guatemala.

Environ 300 migrants --les moins chanceux, ou les plus misérables-- sont partis à pied mercredi matin vers le Guatemala, beaucoup étant pris en auto-stop à bord de voitures particulières.

Le départ de cette nouvelle caravane a pris de court les autorités qui, comme certains experts, pensaient que l'appel sur les réseaux sociaux ne serait pas suivi d'effet, comme cela s'est déjà produit à plusieurs reprises depuis février.

Esmeralda Castillo et sa fille sont parmi les migrants honduriens à San Pedro Sula, à 300 km au nord de Tegucigalpa, qui se rendent à la frontière avec le Guatemala le 10 avril 2019
Esmeralda Castillo et sa fille sont parmi les migrants honduriens à San Pedro Sula, à 300 km au nord de Tegucigalpa, qui se rendent à la frontière avec le Guatemala le 10 avril 2019 © ORLANDO SIERRA, AFP

Parmi les candidats au "rêve américain", beaucoup de familles avec enfants. "Nous sommes fichus avec ce gouvernement. Il n'y a pas de travail", explique Alexis Perez, un jeune homme de 27 ans.

Depuis le 13 octobre, date du départ de la première caravane de quelque 2.000 personnes, trois autres convois similaires de migrants ont pris la route pour fuir la terreur que font régner les gangs criminels au Honduras, et dans l'espoir de trouver du travail au nord du Rio Grande.

Cet afflux de migrants, auquel se joignent Salvadoriens, Guatémaltèques et Mexicains, exaspère le président américain Donald Trump, qui a déployé des militaires à la frontière avec le Mexique.

Tandis que le nombre d'arrestations de migrants illégaux est en forte hausse, le président américain s'est rendu vendredi à la frontière avec le Mexique. S'accrochant à une de ses principales promesses de campagne en 2016, Donald Trump veut à tout prix construire un mur tout au long des 3.000 kilomètres de frontière pour stopper l'afflux de migrants.

Un des autobus remplis de migrants honduriens à San Pedro Sula, à 300 km au nord de Tegucigalpa, qui se rendent à la frontière avec le Guatemala le 10 avril 2019
Un des autobus remplis de migrants honduriens à San Pedro Sula, à 300 km au nord de Tegucigalpa, qui se rendent à la frontière avec le Guatemala le 10 avril 2019 © ORLANDO SIERRA, AFP
Noe LEIVA, San Pedro Sula (Honduras) (AFP), © 2019 AFP