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Tourisme: comment savoir si vous voyagez dans une zone sans risque? 

Un passeport - Image d'illustration

Un passeport - Image d'illustration - jackmac34 / Pixbay

Plusieurs outils sont mis à disposition des voyageurs afin d'éviter les zones qualifiées de dangereuses.

Samedi passé, en marge du rapatriement des deux otages libérés dans la nuit de jeudi à vendredi passée au Burkina Faso, dont le sauvetage a fait deux victimes militaires françaises, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a invité les touristes à "respecter intégralement les conseils aux voyageurs que le ministère des Affaires étrangères diffuse régulièrement", tout en rappelant qu’il ne s’agissait pas là "de vœux pieux" mais "d’incitations impératives."

Après les événements des derniers jours à la frontière entre le Bénin et le Burkina Faso, des questions quant à la sécurité des voyageurs dans certaines zones potentiellement à risques se posent et le ministre a évoqué un "durcissement de la réglementation" du classement des zones considérées comme "à risque."

Une solution inefficace pour Jean-Pierre Mas, représentant des agences de voyages françaises, qui estime quant à lui que "passer plus de zones en rouge, ce n'est pas une solution. Il faut être plus vigilant sur le suivi de l'actualité, l'évolution des situations, pour détecter les zones où le danger, effectivement, est important. Mais le Quai d'Orsay fait déjà un bon travail."

Plusieurs risques répertoriés 

A l’heure actuelle, plusieurs outils sont déjà mis à disposition des voyageurs. Via le site du ministère des Affaires étrangères, il est en effet possible de trouver un conseil aux voyageurs détaillé de l’ensemble des pays du globe avec, en accompagnement, une carte présentant les zones à risque des pays concernés. Au nord du Bénin, la zone du parc national de la Pendjari, où les deux Français ont été enlevés, a ainsi été colorée de rouge, signalant une zone formellement déconseillée aux voyageurs.

Sur ce site, les risques sont divisés en plusieurs catégories. Dans un premier temps, l'instabilité d'un pays est logiquement prise en compte. Certaines régions du Moyen-Orient, dont l'Irak et la Syrie sont intégralement colorées en rouge et ainsi fortement défendues au public. De plus, de nombreux zones frontalières de ces pays sont également concernées. 

Conseils aux touristes
Conseils aux touristes © Diplomatie.gouv.fr

D'autres zones peuvent également être fortement déconseillées en raison d'événements passés. Ainsi, une zone entourant Fukushima est interdite d'accès de par sa forte radiation. Une situation semblable existe à l'Est du Kazakhstan, où une zone utilisée pour des essais nucléaires du temps de l'URSS est vivement déconseillée. 

Afin de sécuriser les voyages, un site internet affilié au ministère des Affaires étrangères, Ariane, a également été mis en place. Il permet aux touristes de recevoir des informations en temps réel mais également de prévenir les autorités de leurs déplacements. 

Consulter les sources étrangères 

Pour plus de sûreté, des voyageurs consultent également les avis de différents pays européens. Ainsi, de nombreux touristes affirment également utiliser le site britannique du ministère de la défense qui, à plusieurs reprises, complète le bilan français.

En ce qui concerne le Bénin, pays où les deux otages français ont été enlevés, la zone fortement déconseillée est plus allongée côté français alors qu'une bande déconseillée sauf raison impérative est située à l'Est du pays est plus importante côté britannique. 

Conseil aux touristes
Conseil aux touristes © -
Hugo Septier