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Tchernobyl: l'incendie maîtrisé autour de la centrale, les fumées "sans conséquence sanitaire"

L'incendie s'est approché à moins d'1,5 km de l'arche qui recouvre le réacteur endommagé de la centrale de Tchernobyl.

L'incendie s'est approché à moins d'1,5 km de l'arche qui recouvre le réacteur endommagé de la centrale de Tchernobyl. - AFP

Depuis le 3 avril, des incendies ravagent la région de Tchernobyl. Les autorités ukrainiennes assurent que la situation est maîtrisée, l'impact environnemental, et notamment en terme de radioactivité, serait à écarter.

Les flammes sont allées jusqu'à lécher le bouclier de protection de la centrale de Tchernobyl, définitivement à l'arrêt depuis 2000. De violents incendies ravagent cette région d'Ukraine depuis le 4 avril. Dans l'ouest de la zone d'exclusion d'un rayon de 30 kilomètres autour de la centrale, 20.000 hectares sont partis en fumée. Depuis plus de 10 jours, 400 pompiers sont mobilisés, bien aidés par la pluie de ces derniers jours.

"Il n'y a plus de feu ouvert", a assuré mardi matin dans un communiqué le service pour les Situations d'urgence, faisant état de "foyers isolés" de "feux couvants". Il va falloir encore "plusieurs jours" pour éteindre ces "feux couvants", a ajouté la présidence dans un communiqué à l'issue de la visioconférence entre le président Zelensky et les membres de son gouvernement. Des affirmations confirmées par les images satellites.

L'ONG internationale Greenpeace Russia alerte sur les risques de libération dans l'air de particules radioactives. "Ces incendies sont extrêmement dangereux car les radionucléides situés dans les couches supérieures du sol peuvent être libérés dans l'air", explique l'organisation sur Twitter.

La France protégée par l'anticyclone

Mais les nouvelles se veulent rassurantes, selon les autorités. Les activités volumiques les plus élevées en césium 137 (un élément radioactif, NDLR) dans l'air ont été enregistrées pour la période du 9 au 11 avril 2020 avec une mesure à 470 micro becquerel par mètre cube", indique l'IRSN, l'Institut de radioprotection et sûreté nucléaire, dans un communiqué publié ce 15 avril, tout en nuançant ces relevés.

"Ces valeurs sont significativement plus élevées que les valeurs habituellement mesurées en césium 137 dans l’air à Kiev et attestent du passage de masses d’air marquées par la radioactivité. Elles restent cependant modérées et sans conséquence sanitaire", écrit encore l'institut.

Il fait également remarquer que les niveaux de radioactivité sont "extrêmement faibles" en France à la suite de ces incendies. "Les conditions météorologiques qui ont prévalu jusqu’au 14 avril ont favorisé le transport des masses d’air provenant de la zone de ces rejets vers la Biélorussie, le sud de l’Ukraine, l’est de la Roumanie et de la Bulgarie. Elles ne sont pas parvenues jusqu’en France à ce jour", précise l'IRSN. Une situation qui ne devrait pas évoluer puisque, selon les prévisions de la Chaîne météo, l'anticyclone devrait continuer à protéger la France.

Justine Chevalier