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Sous-marins: Le Drian affirme que la sortie de crise prendra "du temps" et requerra "des actes"

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian à Budapest, le 10 septembre 2021

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian à Budapest, le 10 septembre 2021 - Attila KISBENEDEK © 2019 AFP

Le ministre des Affaires étrangères a rencontré ce jeudi le secrétaire d'État américain Anthony Blinken avec lequel il s'est entretenu au sujet de la crise des sous-marins qui secoue les relations diplomatiques entre la France, les États-Unis et l'Australie.

La sortie de crise entre la France et les Etats-Unis va prendre du "temps" et demander des "actes", a affirmé jeudi le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian à son homologue américain Antony Blinken, lors d'un entretien bilatéral à New York.

Le ministre français a "rappelé qu'une première étape avait été franchie lors de l'appel des deux présidents (Joe Biden et Emmanuel Macron mercredi) mais a constaté que la sortie de crise entre nos deux pays prendrait du temps et requerrait des actes", indique un communiqué de son ministère publié après la rencontre tenue dans les locaux de la mission diplomatique française auprès de l'ONU.

"Le ministre est convenu de maintenir un contact étroit avec M. Antony Blinken à cette fin", précise enfin le communiqué.

Un échange après l'appel entre Macron et Biden

Joe Biden et Emmanuel Macron ont annoncé mercredi des "engagements" pour rétablir une confiance durement éprouvée, le président américain espérant désormais un "retour à la normale". Sollicité par Washington, l'entretien téléphonique était très attendu. Et le dirigeant américain a semblé reconnaître un défaut de dialogue avec son plus vieil allié, selon une déclaration commune publiée par l'Elysée et la Maison Blanche.

Les deux hommes sont convenus que "des consultations ouvertes entre alliés" auraient "permis d'éviter cette situation", dit le communiqué.

Paris avait annoncé vendredi dernier le rappel des ambassadeurs aux Etats-Unis et en Australie, une décision sans précédent, pour protester contre l'annonce d'un partenariat stratégique entre ces deux pays et le Royaume-Uni dans la région indo-pacifique, qui a torpillé un mégacontrat de sous-marins français à Canberra.

L'industriel français Naval Group a fait savoir qu'il enverrait "dans quelques semaines" à l'Australie la facture pour cette rupture de contrat.

Hugues Garnier avec AFP