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Rubygate : 6 ans ferme et inéligibilité à vie requis à l'encontre de Berlusconi

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Un procureur italien a requis lundi une peine de six ans de prison et l'interdiction à vie de tout mandat public à l'encontre de l'ancien président du Conseil Silvio Berlusconi, accusé d'avoir eu des relations sexuelles tarifées avec "Ruby", lorsqu'elle était encore mineure.

Un procureur italien a requis lundi une peine de six ans de prison et une peine d'inéligibilité à vie à l'encontre de Silvio Berlusconi dans l'affaire du Rubygate. L'ancien président du Conseil italien doit répondre d'incitation à la prositution de mineure.
A 76 ans, Il Cavaliere, qui reproche aux magistrats d'orchestrer une campagne politique à son encontre, est accusé d'avoir eu des relations sexuelles tarifées avec une danseuse, Karima El Mahroug, dite "Ruby", alors que celle-ci était encore mineure, durant des soirées organisées dans sa villa d'Arcore, près de Milan. Silvio Berlusconi est également accusé d'abus de pouvoir pour avoir fait libérer "Ruby" dans une affaire distincte de vol. L'accusé dément toute malversation et nie avoir eu des relations sexuelles tarifées avec quiconque. "Ruby", quant à elle, a toujours nié s'être prostituée et avoir eu des relations sexuelles avec Silvio Berlusconi. Des témoins assurent toutefois qu'elle faisait partie des habituées de ses soirées "bunga bunga".

L'étau judiciaire en marche

Une cour d'appel de Milan a déjà confirmé mercredi une peine de quatre ans de prison, dont un ferme, prononcée à son encontre en première instance pour les conditions frauduleuses d'achat de droits télévisés par son empire médiatique Mediaset.
Le dirigeant du Peuple de la liberté (PDL), revenu dans le jeu politique à la faveur des élections législatives de février, a en outre été déclaré inéligible pour cinq ans dans le cadre de cette affaire de fraude fiscale. Ces condamnations ne seront pas définitives avant un éventuel recours devant la Cour de cassation. A Naples, le parquet demande pour sa part que l'ancien président du Conseil soit jugé pour avoir, selon l'accusation, versé en 2006 trois millions d'euros au sénateur Sergio De Gregorio afin qu'il change de camp et affaiblisse ainsi le gouvernement de centre gauche de l'époque, dirigé par Romano Prodi. Le Peuple de la Liberté est l'une des principales composantes de la grande coalition entre la droite et la gauche difficilement mise en place fin avril pour sortir l'Italie de l'impasse politique consécutive aux élections. Silvio Berlusconi ne participe pas lui-même au gouvernement.

La Rédaction avec AFP