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Pour Vladimir Poutine, "personne ne sait à quoi est dû" le réchauffement climatique

Le président russe Vladimir Poutine à Moscou, le 9 septembre 2018

Le président russe Vladimir Poutine à Moscou, le 9 septembre 2018 - Alexey Nikolsky / Sputnik / AFP

À en croire le président russe, il n'est presque "pas possible" d'évaluer l'influence de l'humanité sur le climat. Vladimir Poutine a néanmoins affirmé qu'il fallait faire des efforts pour que le climat ne "change pas de manière dramatique".

Vladimir Poutine remet en question le quasi-consensus scientifique sur la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique. "Personne ne connaît les causes du changement du climat mondial", a affirmé le président russe ce jeudi, lors de sa conférence de presse annuelle. "Nous savons que notre Terre a connu des périodes de réchauffement et de refroidissement et cela peut dépendre de processus dans l'univers."

"Un petit changement d'angle de rotation de la Terre autour du Soleil peut conduire - et a déjà mené dans le passé - la planète à des changements sérieux, colossaux de climat avec des conséquences dramatiques", a ajouté le chef de l'Etat russe.

Vladimir Poutine a jugé qu'"évaluer l'influence que peut avoir l'humanité contemporaine" sur le climat est "très difficile, voire même pas possible".

"Ne rien faire n'est pas non plus une solution"

Ce n'est pas la première fois que le président russe fait des remarques laissant ainsi entendre que l'activité humaine n'est pas la principale cause du changement climatique. Vladimir Poutine a cependant réaffirmé l'engagement de réduction des émissions de gaz à effet de serre de son pays et le respect de l'accord de Paris sur le climat.

"Ne rien faire n'est pas non plus une solution, et sur ce point je suis d'accord avec mes collègues (chefs d'Etat). Nous devons faire le maximum d'efforts pour que le climat ne change pas de manière dramatique", a-t-il dit.

Il a relevé que la Russie était particulièrement exposée à un réchauffement. "C'est un processus très sérieux pour nous (...) Des villes entières sont bâties sur le permafrost (le sol qui restait gelé en permanence, ndlr), imaginez les conséquences" en cas de fonte massive, a-t-il souligné.

Chef d'un Etat grand producteur d'hydrocarbures, il a en parallèle mis en garde en novembre contre les appels, en Europe en particulier, à renoncer aux énergies fossiles. "En défendant ce genre de propositions, il me semble que l'humanité peut retourner vivre dans des grottes parce qu'elle ne consommera plus rien", avait-il dit. 

J. G. avec AFP