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Philippines: écoliers et étudiants obligés de planter 10 arbres pour être diplômés

Photo d'illustration - Forêt aux Philippines

Photo d'illustration - Forêt aux Philippines - Karl Malakunas - AFP

Ce projet de loi a pour but de sensibiliser les plus jeunes aux enjeux environnementaux, et de les encourager à protéger la biodiversité.

Avoir la moyenne requise à ses examens pourrait ne plus être suffisant pour obtenir son diplôme aux Philippines. La Chambre des représentants a approuvé en troisième lecture le "Graduation Legacy for the Environment Act", le 15 mai dernier, rapporte CNN Philippines. Cette loi demande à ce qu'écoliers et étudiants aient planté dix arbres pour pouvoir être diplômés.

Le texte de loi "exige de tous les élèves de l'école élémentaire, du lycée et des études supérieures qu'ils plantent au moins dix arbres chacun, une condition préalable à l'obtention de leur diplôme".

175 millions d'arbres chaque année

L'auteur du projet est le député Gary Alejano, qui explique dans le texte de loi que cette obligation a pour but de "promouvoir et d'encourager la protection de l'environnement, la conservation de la biodiversité, l'atténuation du changement climatique et des ajustements pour la réduction de la pauvreté et la sécurité alimentaire".

"Avec plus de 12 millions d'élèves diplômés du primaire, près de cinq millions du lycée et environ 500.000 diplômés de l'université chaque année, cette initiative, si elle est correctement mise en œuvre, veillera à ce qu'au moins 175 millions de nouveaux arbres soient plantés chaque année", a expliqué le député.

Les arbres ont un réel rôle à jouer dans la protection de l'environnement, notamment parce qu'ils absorbent une partie du CO2 dans l'air, et diminuent ainsi le taux de pollution. Une capacité plus qu'utile alors que les émissions mondiales de CO2 ont atteint un niveau historique en 2018.

Un passage devant le Sénat encore nécessaire

Ces arbres devront de préférence être des espèces indigènes, et il faudra bien entendu prendre en compte la localisation, le climat et la topographie des zones où ils seront introduits. Ils pourront être plantés dans les "forêts, les mangroves et les aires protégées, les domaines ancestraux, les réserves civiles et militaires, les zones urbaines, les sites miniers inactifs et abandonnés" ou tout autre terrain approprié. Soit à peu près partout.

Le projet de loi doit encore passer devant le Sénat pour être totalement accepté, et promulgué.

Salomé Vincendon