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Nouvelle médiation en belgique, confiée à un socialiste flamand

Le roi des Belges Albert II a confié jeudi à Johan Vande Lanotte (photo), ancien dirigeant des socialistes flamands, une "mission de conciliation" pour tenter une nouvelle fois de sortir le pays de son impasse politique. L'ancien ministre de l'Intérieur e

Le roi des Belges Albert II a confié jeudi à Johan Vande Lanotte (photo), ancien dirigeant des socialistes flamands, une "mission de conciliation" pour tenter une nouvelle fois de sortir le pays de son impasse politique. L'ancien ministre de l'Intérieur e - -

par Philip Blenkinsop BRUXELLES (Reuters) - Le roi des Belges Albert II a confié jeudi à Johan Vande Lanotte, ancien dirigeant des socialistes...

par Philip Blenkinsop

BRUXELLES (Reuters) - Le roi des Belges Albert II a confié jeudi à Johan Vande Lanotte, ancien dirigeant des socialistes flamands, une "mission de conciliation" pour tenter une nouvelle fois de sortir le pays de son impasse politique.

Les formations politiques belges ne parviennent toujours pas à s'entendre sur un nouveau gouvernement plus de quatre mois après les élections législatives marquées par la percée des indépendantistes flamands de la Nouvelle alliance flamande (NV-A), arrivée en tête le 13 juin.

"(Le) premier objectif (de Johan Vande Lanotte) sera de recréer la confiance", écrit le palais royal dans un communiqué.

Agé de 55 ans, Johan Vande Lanotte est ministre d'Etat, titre honorifique décerné par le roi, ancien ministre de l'Intérieur et du Budget. Sa mission ne comporte aucune date butoir.

Sa nomination survient après l'échec d'une médiation confiée à Bart de Wever, chef de la NV-A. Ce dernier a soumis un projet de réforme du pays rejeté lundi par les trois partis francophones, dont les socialistes d'Elio di Rupo.

EXPÉRIENCE

Johan Vande Lanotte, qui a l'avantage de n'appartenir à aucun des partis engagés dans les négociations, doit tenter de concilier les aspirations contradictoires des deux camps: les Flamands réclament davantage d'autonomie, notamment au niveau fiscal, ce qui est interprété par les Wallons comme un premier pas vers la division de la Belgique.

Il "est chargé de tester les différentes hypothèses présentées en matière de loi de financement, et ce pour en prévoir les conséquences financières au niveau fédéral et au niveau des différentes entités fédérées", a précisé le palais royal.

Les sondages montrent qu'une minorité de Belges, y compris en Flandres où les séparatistes ont remporté 45% des suffrages, souhaitent une partition du pays.

Après le rejet par les partis francophones des propositions de Bart de Wever, les commentateurs belges ont jugé probable la tenue de nouvelles élections, peut-être après une dernière tentative de la part du roi d'éviter ce scénario.

"Je ne dirais pas nécessairement qu'il s'agit de la dernière chance. On croyait que c'était fichu il y a deux semaines", a dit Dave Sinardet, professeur de sciences politiques aux universités de Bruxelles et d'Anvers.

"Avec Vande Lanotte, on dispose au moins de quelqu'un avec beaucoup d'expérience, en général et notamment au niveau de la réforme de l'Etat. Parfois, ces nominations constituent des écrans de fumée ou des façades. Vande Lanotte pourrait bien jouer un rôle plus actif", a-t-il ajouté.

Bertrand Boucey pour le service français