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MSF alerte sur des tentatives de suicide d'enfants réfugiés dans des camps en Grèce

Un enfant dans le camp de Moria à Lesbos, en Grèce, le 29 novembre 2019.

Un enfant dans le camp de Moria à Lesbos, en Grèce, le 29 novembre 2019. - ARIS MESSINIS / AFP

Le président de l'ONG fait état d'une situation "tragique, inhumaine" alors que quelque 13.000 personnes vivent dans le camp de Moria.

La situation humanitaire sur l'île égéenne de Lesbos est critique. Située non loin de la Turquie, l'île grecque accueille de nombreux réfugiés. Pour le seul mois de novembre, rapportait l'AFP, près de 3900 demandeurs d'asile ont débarqué sur cette île. 

Coordinatrice pour MSF, Caroline Willemen a passé un an à Lesbos et témoigne de ce qu'elle a pu constater auprès de la RTBF, dans un article publié dimanche.

"Ce que je vois surtout, ce sont toutes les petites tentes", confie-t-elle, avant de décrire les conditions d'hygiène déplorables, et les problèmes de santé mentale qui touchent de nombreux enfants.

"Ça commence avec des enfants qui sont très agressifs par exemple, qui ne l'étaient pas mais qui le deviennent. Des enfants qui ne veulent plus manger, jouer, qui recommencent à faire pipi au lit à 10, 12 ou 14 ans. Des enfants qui se font mal, qui se mutilent", relate la coordinatrice, faisant état de cas "chaque semaine", de tentatives de suicide chez les enfants.

Une forte surpopulation

"La situation des demandeurs d'asile coincés sur les îles grecques est tragique, inhumaine", s'alarme de son côté le président international de l'ONG, le Dr Christos Christou, dans l'article de la radio-télévision belge.

Selon MSF, quelque 13.000 personnes vivent dans le camp de Moria, le plus grand en Europe, alors qu'il n'est censé pouvoir en accueillir que 3000.

Clarisse Martin