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Syrie: un jihadiste français aurait mené une attaque suicide contre l'armée

L'attaque s'est déroulée dans la région d'Alep.

L'attaque s'est déroulée dans la région d'Alep. - -

Un jeune Français se serait fait exploser mercredi lors de l'attaque d'un village dans la région d'Alep.

Un Français qui combattait le régime syrien aux côtés de groupes jihadistes se serait fait exploser devant une position de l'armée cette semaine dans la province d'Alep (nord). L'attaque aurait entraîné la mort d'au moins dix soldats, a rapporté vendredi une ONG syrienne.

Le Français, surnommé "Abou al-Qaaqaa" (du nom d'un combattant au temps du prophète Mahomet), a mené mercredi cette opération suicide à Al-Hamam, un village au sud-est de la ville d'Alep, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Il n'y a Dieu que Dieu"

Agé d'une vingtaine d'années, "il était parmi les premiers assaillants du village", attaqué ensuite conjointement par les groupes jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), composé en majorité d'étrangers, et le Front Al-Nosra, formé notamment de Syriens. Ces deux factions sont affiliées à Al-Qaïda, a précisé Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

Selon lui, il n'est pas clair si "Abou al-Qaaqaa" est un Français converti à l'islam ou un Français originaire d'un pays musulman. Une photo présumée d'Abou al-Qaaqaa relayée sur les réseaux sociaux et le présentant comme membre d'Al-Nosra montre un jeune homme portant une barbe épaisse, une arme automatique et un béret sur lequel est écrit "Il n'y a Dieu que Dieu", une partie de la profession de la foi islamique.

130 combattants français en Syrie

Les combats font rage entre armée et rebelles dans la région stratégique d'Alep, frontalière de la Turquie et qui échappe en majorité aux troupes du régime de Bachar al-Assad. Le 24 septembre, un Français converti à l'islam, Abou Mohammad al-Fransi, a été tué dans des combats contre l'armée dans cette région, avait rapporté l'OSDH.

Le ministre français de l'Intérieur Manuel Valls a estimé que "plus de 130 Français ou résidents en France", souvent radicalisés, combattent actuellement en Syrie. Selon lui, il s'agit "d'individus jeunes", "ayant connu souvent déjà un parcours délinquant", "radicalisés le plus souvent".

M.K. avec AFP