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Accord à Genève pour la transition en Syrie

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Un accord sur les principes d'une transition en Syrie a été obtenu samedi à Genève au cours de la réunion du Groupe d'action sur la Syrie.

Le gouvernement de transition en Syrie défini dans l'accord de Genève "sera choisi par consentement mutuel, ce qui exclut les massacreurs", a déclaré le ministre Français des Affaires étrangères Laurent Fabius. Quant à Hillary Clinton, elle a affirmé que la réunion de Genève avait "ouvert la voie à l'ère post-Assad" et les Etats-Unis vont saisir le Conseil de sécurité de l'ONU pour lui soumettre cet accord. Cet accord prévoit notamment que le gouvernement de transition puisse inclure des membres du gouvernement actuel. Kofi Annan a précisé qu'il doutait que les Syriens choisissent pour les diriger des personnes "qui ont du sang sur les mains". L'avenir de Bachar al-Assad "sera leur affaire", a-t-il encore dit.

"Une transition doit être décidée par les Syriens"

Côté russe et chinois, le propos était différent même s'ils ont accepté le plan. Une transition du pouvoir en Syrie doit être décidée par les Syriens, a indiqué le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, ajoutant qu'aucun groupe ne devait être exclu du processus. Même tonalité pour la Chine: un plan de transition "ne peut qu'être dirigé par les Syriens et être acceptable pour toutes les parties importantes en Syrie. Des personnes de l'extérieur ne peuvent pas prendre des décisions pour le peuple syrien", a souligné le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi. 

15.800 morts en 15 mois

La Syrie est en proie depuis le 15 mars 2011 à une révolte populaire contre le régime de Bachar al-Assad qui s'est militarisée au fil des mois face à la répression menée par les troupes régulières. Plus de 15.800 personnes, en majorité des civils, ont été tuées en 15 mois, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), dont les bilans quotidiens ont régulièrement dépassé la centaine de morts depuis une dizaine de jours.