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Début de l'opération pour reprendre Mossoul, bastion de Daesh en Irak

C'est le dernier bastion de l'organisation terroriste en Irak. Entre 3.000 et 9.000 combattants de Daesh y seraient retranchés. Le Premier ministre irakien a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi le début de l'offensive de Mossoul.

En Irak, l'opération pour reprendre Mossoul a commencé. C'est ce qu'a annoncé le Premier ministre du pays, Haider al-Abadi, dans la nuit de dimanche à lundi. Quelques heures plus tôt, l'armée irakienne avait largué par les airs des dizaines de milliers de tracts sur ce fief de Daesh pour donner des consignes de sécurité aux habitants en prévision d'une offensive.

Mossoul est le dernier bastion des jihadistes en Irak, entre 3.000 et 9.000 combattants de Daesh seraient encore présents dans la ville. Avant la guerre, sa population était estimée à environ deux millions. Il resterait aujourd'hui environ 1,5 million d'habitants.

La plus grande bataille depuis l'invasion de l'Irak

"Le temps de la victoire est venu et les opérations pour libérer Mossoul ont commencé", a assuré le chef du gouvernement dans une allocution télévisée. S'adressant aux habitants de la région de Mossoul, il a lancé: "Je déclare aujourd'hui le début de ces opérations victorieuses pour vous libérer de la violence et du terrorisme de Daesh".

Les forces gouvernementales se préparaient activement ces dernières semaines à lancer une offensive d'envergure pour reprendre Mossoul aux jihadistes. Cette offensive est soutenue par la coalition dirigée par les États-Unis et pourrait représenter la plus grande bataille en Irak depuis l'invasion du pays par les troupes américaines en 2003.

"Bonne chance aux forces irakiennes héroïques"

A la faveur d'une offensive fulgurante en 2014, Daesh s'était emparé de vastes pans du territoire irakien au nord et à l'ouest de Bagdad et avait fait de Mossoul sa place forte dans ce pays. 

"Bonne chance aux forces irakiennes héroïques, aux peshmergas kurdes et aux volontaires de Ninive. Nous sommes fiers de nous tenir à vos côtés dans cette opération historique", a déclaré sur Twitter Brett McGurk, envoyé spécial de Washington auprès de la coalition.

"Le difficile combat qui s'annonce" 

La coalition est prête à soutenir l'Irak "dans le difficile combat qui s'annonce", a déclaré pour sa part le secrétaire à la Défense des États-Unis, Ashton Carter, saluant "un moment décisif dans la campagne pour infliger à Daesh une défaite durable". De son côté, le président russe, Vladimir Poutine, a dit espérer que les États-Unis et ses alliés feraient de leur mieux pour éviter toute victime civile lors de la bataille de Mossoul. 

L'offensive pourrait provoquer une crise humanitaire majeure, l'ONU estimant que jusqu'à un million de personnes pourraient être déplacées.

Céline Hussonnois-Alaya avec AFP